
Ce livre est tout simplement abject. J’ai tenu bon et je suis arrivée jusqu’à la dernière page mais véritablement à contre-coeur, tant j’étais nauséeuse rien qu’à l’idée de l’avoir entre les mains.
Tous les clichés y passent : les provinciaux sont tous des ploucs qui ont limite l’électricité et l’eau courante à la maison, les Gitans sont tous des voleurs et trimballent derrière eux une ribambelle de marmots… Et j’en passe. Le livre n’est de toutes façons qu’un ramassis d’injures.
Le pitch? William Réjault, l’auteur, raconte sa difficile vie d’infirmier. Je compatis sincèrement envers certains qui font leur métier avec coeur et qui ont opté là pour une vocation – car oui, pour moi, cela doit obligatoire en être une . Mais à la lecture de ce livre, ce n’est que l’image peu glorieuse que je porte bien souvent pour le corps médical qui m’est renvoyée (j’ai malheureusement mes raisons…). D’ailleurs, Florence Foresti en parle très bien dans le Elle avec Carla Bruni en couverture (des problèmes qu’elle a pu rencontrer avec les encadrants, pas de William Réjault, elle a d’autres choses à faire!). Ce qui est relaté ici est juste inhumain. Et qu’on ne me parle pas de second degré, je vous en serai reconnaissante.
Pour l’ »écrivain » (j’ai du mal à lui apposer ce terme) les vieux ne valent pas la peine qu’on perde leur temps avec eux : ils sont chiants, ils radotent, ils puent ; s’ils crèvent, ce n’est pas grave! En même temps, c’est sûr, c’est notre destin à tous mais on amènent pas nos grands-parents dans les hôpitaux dans ce but là. En substance, on ne leur donne pas leur prescription? Pas grave : ils sont vi-eux! A quoi servent-ils? Et puis, non mais franchement, vous n’allez pas me croire, mais ils demandent en plus de la tendresse et de l’attention! Mais de qui se fout-on?! Autant d’inhumanité, ça fait froid dans le dos. Ce doit être dans l’air du temps…
Moi, en revanche, c’est avec ce livre que je n’aurais pas du perdre mon temps.
NB : Comme bien souvent, cette critique est paru sur le site d’Orsérie. Suite à cela, l’auteur – qui apparemment n’a rien d’autre à faire que de googliser son nom à longueur de journée, tant ce monsieur à l’air imbu de sa personne – a immédiatement laissé un commentaire. C’est tout à fait son droit. Mais, il ne s’est pas arrêté là. Il a alerté tous ses « gentils » amis et j’ai reçu un nombre incalculable de messages plus injurieux les uns que les autres, d’une agressivité inouïe . Tant est si bien, que les responsables du site ont du enlever mon article. Mais cela ne s’arrête pas là. Comme le monsieur n’a pas grand chose à faire, il décide le jour-même d’écrire un billet sur moi et de me jeter ainsi en pâture à ses lecteurs qui n’en demandaient pas tant. Il me menace même de m’attaquer en justice!! Pas de chance pour lui, j’ai fait des captures d’écran sur orsérie et sur son blog), prouvant ses propos outranciers mais aussi les menaces qui m’ont été proférées (j’ai les adresses IP des ses amis). Il a même fait enlever cette même critique que j’avais mis en ligne sur le site de Cosmo. Il se targue de n’avoir que des bonnes critiques et me fait passer pour une demeurée qui n’a rien compris au texte. Evidemment, s’il procède à chaque fois de la même façon et fait censurer toutes les critiques négatives, ce n’est pas très difficile. Après, je ne fais que livrer mon ressenti à la lecture du livre, libre à vous de vous en faire votre propre opinion si vous le souhaitez. Ce n’est pas la première critique de livres que je fais, les retours sont même bons et vous semblez les apprécier. J’ai fait des critiques positives comme des critiques négatives, vous laissant à chaque fois le libre-arbitre et vous précisant bien qu’il s’agissait là d’un point de vue personnel et subjectif. Mais c’est bien la première fois qu’une telle chose m’arrive. Comme quoi, nous ne sommes plus libres de dire ce que l’on pense et d’avoir son propre avis
Apparemment, donc, l’auteur est aussi répugnant que ce qu’il écrit…
Je vous laisse juge :
- p.12 : « Je décide moi-même dans ma tête que la patiente va bien, je lui envoie plein de bonnes ondes positives et je repars distribuer mes cachets. »
- p.15 : « Ca m’arrive d’oublier les médocs. Rarement, mais ça m’arrive. »
- p.17 : « - Mais elle est morte!
- Et ben alors? C’est plus une urgence, maintenant ! »
Et j’en passe… A vous de juger.
« Quel beau métier vous faîtes! » de William Réjault – Ed. Privé – 15 euros.
Prochaine lecture : « Le dernier été de Klingsor » de Hermann Hesse
Ta critique est en tout cas très bien écrite.
Et j’hallucine qu’en écrivant un livre il n’accepte pas de se soumettre à la critique.
Il devrait aller faire un tour chez Zemmour et Nolo….
J’écris quelques articles sur Lepost.fr, là où William Réjault écrit également des posts. J’ai lu certains de ces articles et j’avoue aimer son style et les sujets abordés.
Cependant, à la lecture de ton article, je ne peux qu’être étonnée et surtout outrée.
Comment quelqu’un qui se targue d’être humaniste (notamment dans ses articles) peut se permettre de ne pas respecter les opinions des autres ? Quand on publie un livre, il est normal d’accueillir des critiques positives mais également négatives ! Tout le monde ne peut pas aimer ce que l’on fait !
Je suis navrée que tu aies pu subir les foudres de ses attaques.
Continue à nous faire partager tes impressions sur les livres que tu lis et ne tiens pas compte du comportement de ce genre d’individus…
PS : Heureusement que tu as été prudente sur ce coup-là !! Bravo !
OUlalala…Je te soutiens ! Ca ne doit pas être facile. J’ai déjà rencontré un auteur de ce type dont le livre était vraiment mauvais et sans intérêt : il a fini par m’insulter parce que je ne voulais pas en parler…! Il y a des personnes qui ne savent apparemment ce qu’est la liberté d’expression et cela est bien dommage…! Courage !
@ Petitbobun : Tu sais, il faisait parti des auteurs présents sur mon stand à la Foire du livre de Brive. Il avait été plutôt sympathique avec moi durant ces trois jours. Mais, une fois la manifestation finie, je tombe sur son debrieff’, publié sur son blog. Voilà alors comment il me qualifie : « la petite cochonne de 22 ans, qui voulait se sauter OD (un des auteurs). La colleuse d’étiquettes avec un Bac+8″. Je lui avais fait part de mon étonnement via Facebook. Là encore, il avait brandi l’étendard du « second degré ». N’étant pas procédurière, j’avais laissé courir.
En fait, tu as là le résumé de ce personnage : gentil devant, vraie langue de P*** par derrière. A chaque fois qu’il rencontre une personnalité, c’est grands sourires et révérences. Une fois chez lui, il se déchaîne. J’en ai encore eu la preuve il y a quelques jours : après son interview pour le journal de 13 heures de France 2, il a habillé des pieds à la tête Elise Lucet, n’épargnant pas son physique.
@ Misshitech : C’est pourtant le premier à critiquer les méthodes utilisées par Sarkozy…
@ Orange Mécanique : Ne t’inquiète pas, il n’irait pas s’y frotter sachant qu’il ne gagnerait pas. Ses amis ne pourraient être à ses côtés pour lui souffler les réponses…
Je ne trouve pas les mots tellement je suis choquée…
Il était chez Ardisson la semaine dernière. Apparemment, le business du petit vieux fonctionne fort en ce moment!