
Bon, tout ça pour dire que « Ni d’Eve, ni d’Adam » m’a réconciliée avec son écriture. C’est frais, drôle, burlesque et pour une fois, il y a une « vraie » histoire et une « vraie » fin.
J’ai particulièrement aimé les moments durant lesquels elle essayait d’expliquer de quel pays elle provenait, la Belgique apparaissant comme un pays aux contours flous, voire imaginaire pour ses amis étrangers. Quant à sa description de son ascension du Mont Fudji, tel Zarathoustra (non pas que Zarathoustra ait un jour gravi le Fudji Yama!), elle m’a donnée une force incroyable (le pouvoir des mots!
).
« Ni d’Eve, ni d’Adam » est en fait inspiré de la vie d’Amélie Nothomb et a pour cadre le Japon, pays où elle vécut durant son enfance.
Le livre narre l’histoire amoureuse qu’a connue l’auteur avec un jeune Japonais de bonne famille. Rencontré initialement dans le cadre de ses cours particuliers de français, Rinri va s’éprendre de la jeune Amélie, alors âgée de 21 ans, qu’avec maladresse il commence par nommer « ma maîtresse ».
De son propre aveu, Amélie Nothomb n’a jamais autant écrit sur le sentiment amoureux.
Le téléphone sonna le soir même. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dans un café d’Omote-Sando. Je ne compris rien à son nom, lui non plus au mien. En raccrochant, je me rendis compte que je ne savais pas à quoi je le reconnaîtrais, lui non plus. Et comme je n’avais pas eu la présence d’esprit de lui demander son numéro, cela n’allait pas s’arranger. « Il me rappellera peut-être pour ce motif », pensai-je.
Il ne me rappela pas. La voix m’avait semblé jeune. Cela ne m’aiderait pas beaucoup. La jeunesse ne manquait pas à Tokyo, en 1989. A plus forte raison dans ce café d’Omote-Sando, le 26 janvier, vers quinze heures.
Je n’étais pas la seule étrangère, loin s’en fallait. Pourtant, il marcha vers moi sans hésiter. »
« Stupeur et tremblements pourrait donner l’impression qu’au Japon, à l’âge adulte, j’ai seulement été la plus désastreuse des employés. Ni d’Ève ni d’Adam révélera qu’à la même époque et dans le même lieu, j’ai aussi été la fiancée d’un Tokyoïte très singulier. »
« Ni d’Eve, ni d’Adam » d’Amélie Nothomb – Ed. Albin Michel – 17,90 euros.
Prochaine lecture : « Harry Potter et les reliques de la mort » de J.K. Rowling
Pour les grands yeux bleus de Robert Redford, pour sa beauté à jamais inégalable, pour la scène où ce dernier lave les cheveux de Meryl Streep d’une sensualité incroyable…
Karen Dinesen est abandonnée par son amant. Pour sauver la face, elle
persuade le frère de celui-ci, le baron Bror von Blixen, de contracter
avec elle un mariage de raison. Il est ruiné, elle est riche. Ils
doivent s’installer au Kenya, où Karen veut élever des vaches et faire
pousser des caféiers. Le baron précède son épouse à Nairobi. Karen
arrive à son tour en 1914, après avoir fait la connaissance, en cours
de route, de Denys Finch Hatton, un séduisant chasseur de fauves. Peu
après, déçue par les infidélités de Bror, elle accepte de suivre Finch
Hatton dans une expédition dans la brousse…
J’ai découvert Amélie l’année passée avec.. Ni d’Eve Ni D’Adam. J’avais beaucoup aimé! Depuis j’ai lu plusieurs de ces livres. Et je dois dire que je les aies tous adoré! mais mon préféré est ni d’eve ni d’adam..
gros bec!
Pour ma part, je n’ai lu qu’un de ses romans ! et je ne sais même plus lequel… ai rien compris en fait ! suis pas blonde hein ms les phrases ne me parlaient pas on va dire…
Ah la belgique… lol ! pays petit mais très complexe ! lol
bonne journée
@ Nancy : Je la connais depuis ses débuts mais garde une affection toute particulière pour ses derniers romans.
@ Missash : Encore une petite belge parmi nous! Amélie Nothomb ne laisse personne indifférent ; c’est peut-être à cela aussi que l’on reconnait un grand écrivain.
j’avais lu un livre d’amelie nothomb christina je crois mais mon auteur fetiche reste marc levy
Je pense que tu parles plutôt d’ »Antéchrista ».
Mes préférés restent « Cosmétique de l’ennemi » (fin extraordinaire) et « Hygiène de l’assassin ». J’ai beaucoup aimé le dernier également.
Mais comme toi, je trouve que son oeuvre est inégale…du très bon et parfois du moins exaltant ..
Ce sont deux de ses livres que je n’ai pas lus même si j’avais vu le dernier de ces titres au théâtre.