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Posts Tagged ‘Hesse’

  1. Les garçons et Guillaume, à table!…

    novembre 28, 2009 by Johanna

     

      « Le premier souvenir que j’ai de ma mère, c’est quand j’avais quatre ou cinq ans. Elle nous appelle, mes deux frères et moi, pour le dîner en disant : ‘Les garçons et Guillaume, à table !’ et la dernière fois que je lui ai parlé au téléphone il y a deux jours, elle raccroche en me disant : ‘ je t’embrasse ma chérie’ ; eh bien disons qu’entre ces deux phrases, il y a quelques malentendus. »

    C’est l’histoire d’un garçon qui croit dur comme fer qu’il est une fille, même s’il s’habille en garçon, puisque sa mère pense qu’il est une fille, même si son père n’aime pas tellement qu’il se déguise avec sa couette de lit en archiduchesse Sophie. Pas facile! Ce garçon s’appelle Guillaume, un prénom de garçon. Mais comme toute fille, il tombe amoureux d’un garçon. Sa mère se fiche de lui. D’ailleurs, sa mère, si aimante, se fiche toujours de lui. Pourtant, il l’aime et ferait n’importe quoi pour lui faire plaisir. Il apprend les danses sévillanes en Espagne, trouve le premier amour dans un collège anglais, essaie les garçons…

    Guillaume Gallienne nous offre dans « Les garçons et Guillaume, à table!« un spectacle intime, un monologue dans lequel il met à nu des blessures enfouies : sa relation à une mère qui a vite fait de le ranger dans la boîte qui l’arrange comme à un père qui semble n’avoir d’échanges qu’avec ses frères.

    En l’espace de quelques secondes, il nous fait rire, il nous fait sourire, il nous fait pleurer : un acteur, un grand, très grand qui me donne très envie de demander un hébergement d’urgence à la Comédie française.

    C’est brillant, talentueux, fin, bouleversant.

    Et comme je suis une fille sympa, je ne referai pas l’erreur que j’avais commise avec « Un Mardi à Monoprix« , je vous ai cette fois-ci relevées les dates des prochaines représentations…

    du 1er au 5 déc. à Aix-en-Provence (13), tél. : 04-42-99-12-00 ; du 21 janv. au 20 fév. à l’Athénée, Paris 9e, tél. : 01-53-05-19-19.


  2. Le Dernier été de Klingsor…

    octobre 24, 2009 by Johanna

     

      Je suis complètement hermétique à la culture des pays de l’Est et à  la culture allemande en particulier. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. A moins que je souffre encore, après des années, d’avoir choisi cette langue en LV2 alors que les autres allaient s’amuser en cours d’espagnol!

    Si je devais décrire par des couleurs ce pays et ses habitants, je dirais marron et kaki, un peu comme dans un épisode de « Derrick« . Rien ne m’attire chez eux (l’excellent « Goodbye Lenin » mis à part). Alors, lorsqu’on m’a offert « Le Dernier été de Klingsor » d’Hermann Hesse, il y a eu comme un malaise… Comme je savais qu’il avait été offert de bon coeur, j’ai fait l’effort de le lire mais j’avoue que le livre est resté un moment sous mon lit à prendre la poussière!

    Et bien… euh… comment dire… ce n’est pas avec ce livre que je vais m’enamourer des teutons tant ce livre était… euh… le mot le plus juste pour le décrire… « chiant« , oui, c’est ça, CHIANT. Je crois que je n’avais jamais autant baillé en lisant. J’avais l’impression de lire du « rien« .
    Pour décrire l’écriture d’Hermann Hesse, je dirais qu’elle se rapproche de celle de Zola ou de Balzac mais sans le talent! Oui, je sais, l’écrivain en question a obtenu le Prix Nobel de littérature en 1946 mais il faut croire que ce n’est pas forcément un gage de qualité… Et puis, au moins, lui est mort, je n’aurai donc pas de problèmes en disant ce que j’en pense… ;)

    Alors, de quoi ça parle? La nouvelle qui donne son titre à cet ouvrage met en scène un peintre, Klingsor, qui tente, au soir de sa vie, de faire le bilan d’une existence désordonnée, marquée par ses nombreuses angoisses, ses cicatrices d’enfant jamais refermées et ses nombreuses conquêtes féminines. Condamné à devenir bientôt aveugle, il peindra une ultime toile, un autoportrait contenant la part d’ombre et de mort indispensable à toute grande œuvre.
    L’angoisse, l’amour, la mort, voici les grands thèmes sont ici traités. ?«La scierie du marbrier» explore les paradoxes de l’amour. «Ame d’enfant» retranscrit les terreurs étranges des univers d’enfance. «Klein et Wagner» montre un homme qui s’égare dans ses labyrinthes intimes. Quatre nouvelles, qui sont quatre récits aux sourdes pesanteurs.

      »Le dernier été de Klingsor » de Hermann Hesse – Ed. Calmann-Lévy – 16 euros. 

    Prochaine lecture : « Je ne souffrirai plus par amour » de Lucía Etxebarria.


  3. Quel beau métier vous faites!…

    octobre 14, 2009 by Johanna

     

     

      Ce livre est tout simplement abject. J’ai tenu bon et je suis arrivée jusqu’à la dernière page mais véritablement à contre-coeur, tant j’étais nauséeuse rien qu’à l’idée de l’avoir entre les mains.

    Tous les clichés y passent : les provinciaux sont tous des ploucs qui ont limite l’électricité et l’eau courante à la maison, les Gitans sont tous des voleurs et trimballent derrière eux une ribambelle de marmots… Et j’en passe. Le livre n’est de toutes façons qu’un ramassis d’injures.

    Le pitch? William Réjault, l’auteur, raconte sa difficile vie d’infirmier. Je compatis sincèrement envers certains qui font leur métier avec coeur et qui ont opté là pour une vocation – car oui, pour moi, cela doit obligatoire en être une . Mais à la lecture de ce livre, ce n’est que l’image peu glorieuse que je porte bien souvent pour le corps médical qui m’est renvoyée (j’ai malheureusement mes raisons…). D’ailleurs, Florence Foresti en parle très bien dans le Elle avec Carla Bruni en couverture (des problèmes qu’elle a pu rencontrer avec les encadrants, pas de William Réjault, elle a d’autres choses à faire!). Ce qui est relaté ici est juste inhumain. Et qu’on ne me parle pas de second degré, je vous en serai reconnaissante.


    Pour l’ »écrivain » (j’ai du mal à lui apposer ce terme) les vieux ne valent pas la peine qu’on perde leur temps avec eux : ils sont chiants, ils radotent, ils puent ; s’ils crèvent, ce n’est pas grave! En même temps, c’est sûr, c’est notre destin à tous mais on amènent pas nos grands-parents dans les hôpitaux dans ce but là. En substance, on ne leur donne pas leur prescription? Pas grave : ils sont vi-eux! A quoi servent-ils? Et puis, non mais franchement, vous n’allez pas me croire, mais ils demandent en plus de la tendresse et de l’attention! Mais de qui se fout-on?! Autant d’inhumanité, ça fait froid dans le dos. Ce doit être dans l’air du temps…

    Moi, en revanche, c’est avec ce livre que je n’aurais pas du perdre mon temps.

    NB : Comme bien souvent, cette critique est paru sur le site d’Orsérie. Suite à cela, l’auteur – qui apparemment n’a rien d’autre à faire que de googliser son nom à longueur de journée, tant ce monsieur à l’air imbu de sa personne – a immédiatement laissé un commentaire. C’est tout à fait son droit. Mais, il ne s’est pas arrêté là. Il a alerté tous ses « gentils » amis et j’ai reçu un nombre incalculable de messages plus injurieux les uns que les autres, d’une agressivité inouïe . Tant est si bien, que les responsables du site ont du enlever mon article. Mais cela ne s’arrête pas là. Comme le monsieur n’a pas grand chose à faire, il décide le jour-même d’écrire un billet sur moi et de me jeter ainsi en pâture à ses lecteurs qui n’en demandaient pas tant. Il me menace même de m’attaquer en justice!! Pas de chance pour lui, j’ai fait des captures d’écran sur orsérie et sur son blog), prouvant ses propos outranciers mais aussi les menaces qui m’ont été proférées (j’ai les adresses IP des ses amis). Il a même fait enlever cette même critique que j’avais mis en ligne sur le site de Cosmo. Il se targue de n’avoir que des bonnes critiques et me fait passer pour une demeurée qui n’a rien compris au texte. Evidemment, s’il procède à chaque fois de la même façon et fait censurer toutes les critiques négatives, ce n’est pas très difficile. Après, je ne fais que livrer mon ressenti à la lecture du livre, libre à vous de vous en faire votre propre opinion si vous le souhaitez. Ce n’est pas la première critique de livres que je fais, les retours sont même bons et vous semblez les apprécier. J’ai fait des critiques positives comme des critiques négatives, vous laissant à chaque fois le libre-arbitre et vous précisant bien qu’il s’agissait là d’un point de vue personnel et subjectif. Mais c’est bien la première fois qu’une telle chose m’arrive. Comme quoi, nous ne sommes plus libres de dire ce que l’on pense et d’avoir son propre avis

    Apparemment, donc, l’auteur est aussi répugnant que ce qu’il écrit…

    Je vous laisse juge :

    - p.12 : « Je décide moi-même dans ma tête que la patiente va bien, je lui envoie plein de bonnes ondes positives et je repars distribuer mes cachets. »

    - p.15 : « Ca m’arrive d’oublier les médocs. Rarement, mais ça m’arrive. »

     

    - p.17 : « - Mais elle est morte!

    - Et ben alors? C’est plus une urgence, maintenant ! »

    Et j’en passe… A vous de juger. 


    « Quel beau métier vous faîtes! » de William Réjault – Ed. Privé – 15 euros.

    Prochaine lecture : « Le dernier été de Klingsor » de Hermann Hesse


  4. Snob Society…

    août 20, 2009 by Johanna

     

     

     

      Quel bonheur! Dieu sait que je ne misais pas deux pennies sur ce livre que j’avais classé dans la catégorie des « livres-que-je-lis-pour-me-détendre-et-que-je-n’ai-rien-d’autre-à-faire« . J’ai pourtant passé d’extraordinaires moments avec des têtes couronnées (le Duc et la Duchesse de Windsor, Ali Khan, la Princesse Grace de Monaco, Lee Radziwill, la Princesse Marella Caracciolo…), d’acteurs et d’actrices flamboyants (Greta Garbo, Rita Hayworth, Richard Burton et Elizabeth Taylor, Cary Grant, Gary Cooper, Marlène Dietrich, Marilyn Monroe, Zsa Zsa Gabor, Orson Welles, Gloria Swanson…), de réalisateurs (Visconti...), d’écrivains (Truman Capote…), de photographes de génie (Cecil Beaton), de « gens bien nés » (Barbara HuttonPorfirio Rubirosa, Dorothy di Frasso, la famille Livanos, la famille de Rothschild…), de stylistes (Oleg Cassini qui redessinait les robes des grands couturiers européens que Jacky K., devenue First Lady, se voyait interdite de porter) de politiques (famille Kennedy, Churchill…), de richissimes hommes d’affaires (Aristote Onassis, Howard Hughes, Gianni Agnelli, Stavros Niarchos…), d’artistes au talent inégalable (une Callas déjà sur pente descendante et folle amoureuse de son alter ego grec).Les snobs hexagonaux ne sont pas oubliés : Vilmorin, Chanel, Chazot, Cocteau, les Noailles, les Fath


    On y apprend une multitude d’anecdotes : saviez-vous que le séducteur Gary Grant (qui a quand même roulé des patins à toutes les starlettes débutantes ou confirmées du cinoche américain) entretenait une liaison affective avec Randolph Scott, le plus viril des cow-boys de l’Ouest américain? Que Marilyn Monroe aurait du devenir Princesse de Monaco en lieu et place de Grace Kelly (idée d’Onassis)?…

    Entendons-nous, cet ouvrage ne se veut pas une étude sociologique sur le snobisme, mais un livre avec des snobs comme personnages. Des snobs qui se croisent. Plus de snobs qu’aucun autre livre n’en a jamais réuni. Des snobs, des dandys, des noctambules, des esthètes, des égéries, des stars, dès couturiers, des décoratrices, des écrivains, des hommes à femmes et des femmes à hommes (mais aussi des hommes à hommes et des femmes à femmes vous suivez toujours?)) réunis par des histoires d’amour, des romances, des coucheries, des coups de foudre, des coups fourrés… Presque une centaine d’acteurs, sans compter les seconds rôles. Un monde à des années lumière de notre société, situé dans une fourchette allant des années 20 aux 70‘s, à l’aube d’un Mai 68 brisant les rêves dorés de nombreux aspirants). Un monde qui appartenait encore aux hommes et aux femmes qui se couchaient tard, qui buvaient comme des trous, qui fumaient comme des pompiers et se droguaient à l’occasion ; bref, un monde perdu, que l’on aurait tant aimé rejoindre… Un Eden

    Certains auraient tôt fait de les juger pathétiques, moi, je les trouve attendrissants. Je me suis réellement prise d’une grande tendresse pour chacun d’entre eux et c’est avec un pincement au coeur qu’il m’a fallu les quitter. Ne serait-ce que pour leur talent de comédien, de décorateur, de styliste, d’écrivain, la part de rêve qu’ils ont apporté chacun dans leur spécialité, leur soif de vivre une vie – courte pour tout le monde finalement comme si le destin leur faisait payer ce surplus de bonheur et de superficialité – mais qu’ils ont simplement eu la chance de déguster deux fois plus vite sous les ors et lambris des palaces publics ou privés que le commun des mortels.

    Je ne sais vraiment pas comment vous retranscrire tout le bonheur que ce livre m’a apporté, n’arrivant pas à trouver les mots justes pour vous donnez l’envie de courir tout de suite l’acheter chez votre libraire… Simplement vous dire que grâce à une écriture qui emprunte au romanesque, Francis Dorléans (ancien chroniqueur pour Vogue) a l’art de convertir la nostalgie d’une époque en un feuilleton acide et coloré dont on ne voudrait pour rien au monde, rater un épisode.

    Un livre de grande classe, où malgré les propos rapportés l’on ne tombe jamais dans la vulgarité.
    A l’image des gens qui y sont épinglés. Naturel donc.

    PS : Réécouter « Je suis snob » de Boris Vian dont on « fête » les cinquante ans de la disparition ; excellent antipasti

    « Snob Society » de Francis Dorléans – Ed. Flammarion – 25 euros.

    Si vous souhaitez en savoir un peu plus, cliquez ici.


  5. Carnets de voyage…

    septembre 4, 2008 by Johanna

     
    Faites nous rêver et gagnez des cadeaux

      Les auteurs du blog Be Noot ne sont pas partis et ne partirons pas en vacances cet été ; ils se sont vite rendus comptes qu’ils n’étaient pas les seuls. Ils ont donc décidé d’organiser un concours où il vous est demandé de nous faire rêver et de voyager par procuration.

    Inscrivez vous sur Be Noot, racontez-y vos vacances, ajoutez des photos, des vidéos… Peu importe que ça soit à l’autre bout du monde, ou juste à côté de chez vous, le mot d’ordre est « faites nous rêver ».

    Les auteurs choisiront les 5 articles qui leur plaisent le plus, et les soumettront au vote des internautes pour définir le grand vainqueur.

    Alors n’attendez plus, publiez votre carnet de voyage! Le nombre d’article par participant n’est pas limité, mais la richesse sera prise en compte (texte, médias, géolocalisation etc.)

    Vous avez jusqu’au 30 septembre  pour participer et peut-être gagner une caméra waterproof, un coffret weekend et un baladeur mp3 de 4Go.

     


  6. La Redoute fait sa pub…

    mars 24, 2008 by Johanna

     

      Depuis le 16 mars, La Redoute fait ses premiers pas sur les écrans de télévision. Deux films seront proposés ; l’un sur le prêt-à-porter, le second sur la déco. Après un essai au cinéma et de nombreux affichages, le véadiste passe donc à la vitesse supérieure avec la sortie prochaine de deux pubs télé.

    Le premier, mettant en scène le Prêt-à-porter, est visible depuis le 16 mars. Suivi, dès le 23 mars, par celui dédié à la Déco. Pour ce coup d’essai, les téléspectateurs auront trois semaines pour découvrir l’expression visuelle de la nouvelle signature de la marque La Redoute : « Vous n’avez pas fini de jouer avec la mode ».

    Avec cette campagne, La Redoute réaffirme ainsi sa conception de la mode : celle d’une mode libre et accessible, sans complexe, d’une mode « plaisir » avec laquelle toutes les femmes peuvent jouer pour créer leur propre style.

    Les deux films publicitaires mettent en scène la multiplicité et la richesse des collections La Redoute à travers la thématique du jeu. Dans la version Prêt-à-porter, une joute ludique oppose deux femmes qui s’affrontent en multipliant les tenues et les styles. Côté maison, les personnages se défient à tour de rôle en changeant les meubles, les accessoires et les ambiances. Une démonstration visuelle dynamique et colorée qui illustre la liberté, la créativité, la proximité et la modernité de La Redoute.

    Plutôt réussi vous ne trouvez pas? Ma « sélection fringues » sur le catalogue fera d’ailleurs l’objet d’un futur billet…

     
     
     
     

  7. Lacroix au Musée de la mode…

    novembre 16, 2007 by Johanna

     
     

      Le couturier Christian Lacroix livre au public son musée imaginaire de la mode en présentant ses propres créations, confrontées aux collections historiques du musée de la Mode et du Textile, dans une exposition foisonnante baptisée « Christian Lacroix, histoires de mode« .
    « Je ne voulais pas une rétrospective autopromotionnelle, ça aurait été un peu vulgaire« , explique Christian Lacroix qui célèbre cette année les vingt ans de sa maison de couture. « Je voulais montrer que mon travail est basé sur la richesse de musées comme celui-là« .

    Le couturier a travaillé en étroite collaboration avec Olivier Saillard, chargé de la programmation du musée de la Mode et du Textile et commissaire de l’exposition.

    Christian Lacroix
    s’est glissé dans la peau du conservateur de musée qu’il souhaitait devenir dans sa jeunesse pour sélectionner 500 vêtements dans le fonds du musée -de grands noms mais aussi « des choses touchantes, très belles mais anonymes-.

    Pendant un an et demi, il s’est plongé tous les vendredis avec « curiosité » et « gourmandise » dans les réserves riches de 80 000 pièces. « On a tout regardé, photographié les 1 200 pièces qui lui parlaient le plus et on en a retenu 500« , explique Olivier Saillard.

    De son côté, ce dernier a choisi 90 modèles-phares dans les collections haute couture de Christian Lacroix.

    L’exposition fait se rencontrer et se répondre les choix du conservateur et du créateur pour une histoire subjective de la mode du XVIIIe siècle à nos jours. « C’est l’histoire officielle et intime de la mode que raconte Christian Lacroix« , dit Olivier Saillard.

    Cette démarche inédite est d’autant plus légitime que « les citations historiques » sont « un principe de création » chez Christian Lacroix qui en « fait très délibérément« . Il « a vraiment acté que le retour des modes et l’inspiration historique étaient un acte de création« , ajoute M. Saillard. L’exposition vise à « rendre compte de cette omni re-citation » de la mode.

    Le parcours de l’exposition présente les thèmes qui « ont fixé l’identité Lacroix » jusqu’en 1999 et ses créations ultérieures.

    Blanc, couleur, rayures, pois, écossais et carreaux, fleurs, historicisme, liturgie, arlésienne, hispanisme, patchwork, graphisme, noir, araignée, abîmé, à l’envers… : une trentaine de vitrines abritent une accumulation de vêtements, dans le désordre chronologique, selon des affinités plastique ou stylistique. « Nous n’avons pas voulu faire quelque chose de didactique« , explique Christian Lacroix.

    Le couturier se fait cependant guide par des commentaires écrits qui jalonnent l’exposition. Les vêtements sur cintres appartiennent aux collections du musée, ceux sur mannequins aux collections Christian Lacroix.

    Le visiteur pourra rechercher les échos et correspondances entre les différentes époques, par exemple sur la trentaine de robes blanches datant de 1870 aux années 90, et une blouse Lacroix (2006/07) en organza crème travaillée de dentelle sur robe de taffetas crème revoilé d’organza à bouquets brodés or.

    Fidèle à son goût du télescopage historique, Christian Lacroix s’amuse à mélanger robes contemporaines et chapeaux d’autrefois, voire jupe d’aujourd’hui et blouse ancienne.

    De Poiret à Lanvin, en passant par Dior, Grès, Schiaparelli, Vionnet, Patou, Balmain, les griffes les plus célèbres sont présentes dans cette exposition, « hymne à la couture parisienne« , selon Christian Lacroix.

    Musée de la mode et du textile, 107 rue de Rivoli 75001 – Du mardi au vendredi de 11H00 à 18H00, week-end de 10H00 à 18H00. Jusqu’au 20 avril 2008

     


  8. Francesca is the best girl’s friend…

    août 5, 2007 by Johanna

     

     

      Je suis une fille, j’adore donc les ACCESSOIRES et donc, communque des bijoux! Et là, je suis tombée raide devant les créations de la designer Francesca Romana Diana qui est reconnue dans le monde de la création de bijoux par l’originalité de son style, la richesse de son inspiration, la modernité, l’élégance et la légèreté de ses créations.
    Ses bijoux se retrouvent dans sa boutique de Rio de Janeiro mais aussi sur la Madison Avenue, à Miami, Palm Beach, Buenos Aires, Lisbonne, Madrid, Barcelone, Bruxelles, Paris.

    Napolitaine de naissance, Francesca a d’abord étudié la biologie à Rome avant de commencer sa carrière de designer.
    Elle quitte l’Italie vers la fin des 80‘s et choisit le Brésil où elle trouve en abondance sa matière première favorite : les pierres naturelles.

    La créatrice se lance dans de longs voyages à travers le pays, visitant les mines et carrières brésiliennes à la recherche des plus belles gemmes.
    Dès lors, une nouvelle aventure commence pour elle, inspirée par la variété infinie des pierres brésiliennes, lui ouvrant un univers sans limite à sa créativité. Ainsi, Francesca propose-t-elle depuis près de vingt ans des collections empreintes d’élégance où la lumière, filtrée par des gemmes multicolores se reflète dans des parures aussi précieuses que modernes.

    francescromanadiana.com 

      


  9. La Haute-Couture française s’expose à Londres…

    juin 8, 2007 by Johanna

     
     
     
      Le célèbre V&A Museum de Londres prépare pour la rentrée « The golden Age of Couture : Paris and London 1947-1957« . Une exposition consacrée à l’âge d’or de la haute couture de l’après-guerre. Christian Dior y aura une place de choix. Considérées comme perdues, certaines pièces rares du créateur, seront exposées pour la première fois.

    Et puisque les choses n’arrivent jamais pas hasard, l’ouverture de cette exposition exceptionnelle le 22 septembre prochain tombe soixante ans jour pour jour après la naissance du New Look en 1947. Succédant aux longues années de privation et de rigueur de la Seconde guerre mondiale, cette période à la reconquête de son identité fut faste pour l’univers de la mode fortement identitaire. Balenciaga, Givenchy, Balmain, Fath, Dior… Autant de noms qui ont marqué ce temps de renouveau en posant les bases de la mode d’aujourd’hui.

    L’exposition sur l’âge d’or de la couture nous replonge dans cette époque unique grâce à une centaine de modèles portés par la haute société de l’époque, et notament la famille royale britannique. Des tenues de ville, des robes du soir ou de cocktail prennent vie sous les yeux des visiteurs via de très nombreuses photos d’archives, des films documentaires, des documents sonores et quelques extraits de longs métrages. Au total, près de 95 % des pièces exposées sortent tout droit des réserves du V&A Museum, précieusement gardées et peu dévoilées. Haute couture, tissus, broderies, sous-vêtements, accessoires… De quoi satisfaire tous les nostalgiques de cette époque glorieuse.

    La première partie de l’exposition se penche sur cette renaissance de la haute couture et sur la révolution du New look. On y découvre les différents chemins pris par les stylistes londoniens et parisiens, ainsi que le savoir-faire des années 50. Des explications que viennent illustrer les ensembles Bar de Dior et Look Suit d’Hardy Amies. Un hommage est également rendu aux premiers mannequins vedettes, Dovina ou Suzy Parker.
    Suivent les plus belles réussites de l’âge d’or. Point d’orgue de cette exposition : le Zémire de Dior, un ensemble veste, jupe et cache-coeur mythique du créateur qu’on a longtemps cru perdu, mais récemment retrouvé et acquis par le V&A Museum. On n’en trouvait jusque-là plus trace que dans les archives des Actualités Pathé.

    L’exposition s’achève sur les prestigieux clients de la haute couture et sur leur garde-robe d’exception. Commandes royales de la reine Elisabeth, de la princesse Margaret, de la ballerine Margot Fonteyn, ou encore des duchesses de Windsor et de Devonshire dévoilent quarante-cinq robes de cocktail et du soir.

    Cette plongée dans la haute couture se conclut par une sélection de modèles issus de la collection automne-hiver 2005/2006 de John Galliano pour Dior. Une collection pensée comme un hommage à Christian Dior et à son rôle de protagoniste dans le renouveau vestimentaire de l’après-guerre.

    Parallèlement à l’ouverture de l’exposition « The Golden Age of Couture : Paris and London 1947-1957« , un livre du même nom verra le jour sous la direction de Claire Wilcox, commissaire de l’exposition. Richement illustré, cet ouvrage livre les dessous d’un monde où savoir-faire et convulsions créatives s’entrechoquent pour susciter l’émerveillement des amateurs de mode.

     

  10. La porte en or…

    mars 16, 2007 by Johanna

      J’ai été invitée hier soir, en avant-première, à la projection du film « Golden Door« .

    Et bien, comment dire… Je savais que c’était sous-titré en italien. Etant quasi bilingue, ce détail ne me posait pas de problème. En fait, il s’est avéré que les personnages ne parlaient pas italien mais plutôt un dialecte (au bout de quelques dialogues, j’en ai déduis qu’il s’agissait de la langue sarde, mais je n’en suis pas sûre).

    Bon, mes impressions sur ce film… Mon Dieu que certaines scènes étaient longues… C’est un film, comment dire, conceptuel! Pas de véritable histoire (une famille italienne prend le bateau afin d’atteindre l’eldorado américain et puis, c’est tout!) et surtout, pas de fin…

    Aurais-je manqué quelque chose? Si certain(e)s l’ont déjà vu, donnez-moi votre ressenti sur ce film, je suis assez curieuse de le connaître.

    Début du XXème siècle. Dans un coin perdu de la campagne sicilienne, vit une famille de paysans qui s’échinent sur le même lopin de terre depuis des générations. Ils mènent une existence en harmonie avec la nature et cohabitent avec les esprits de leurs défunts. La monotonie de leur vie quotidienne est interrompue par des récits du Nouveau Monde, de leurs habitants, et des innombrables richesses de cet Eden…
    Salvatore décide de vendre tout ses biens : sa terre, sa maison, son bétail pour partir avec ses enfants et sa mère âgée mener une vie meilleure de l’autre côté de l’océan. Mais pour devenir citoyen du Nouveau Monde, il faut mourir et renaître un peu. Il faut abandonner les traditions séculaires et les vieilles croyances de sa terre, il faut être sain de corps et d’esprit savoir obéir et jurer fidélité si l’on veut franchir « La Porte d’Or »…

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