RSS Feed

‘Mes petits films’ Category

  1. L’Amour dure trois ans…

    février 1, 2012 by Johanna

    J’ai un problème avec Beigbeder. J’aimais bien le type lorsque je le voyais à la télé. Une sorte de dandy cultivé qui savait me faire rire. Du coup, j’ai voulu lire ses livres. J’avais fait les choses en bonne et due forme puisque je m’étais décidée à lire sa bibliographie par ordre chronologique en partant du plus ancien jusqu’à arriver au plus récent. Un, puis deux, puis trois, et puis, j’ai du arrêter, au bord de la nausée. Le cocktail baise-alcool-cocaïne au  bout d’un moment, je n’en pouvais plus.

    Et puis, j’ai eu l’occasion de travailler avec lui. J’ai découvert une personne bien loin de son image sympatoche de la télévision. L’homme est imbu de sa petite personne, souvent aviné, irrespectueux avec les gens qui l’entourent et notamment ses lecteurs. Il respire le malsain à dix bornes.

    Tout ça aurait du me dégoûter d’aller voir l’adaptation cinématographique de son livre « L’Amour dure trois ans » mais la bande-annonce m’a plutôt convaincue.

    J’ai découvert un film très agréable, rythmé, plutôt drôle et surtout, bourré de références littéraires, chose qui se fait si rare de nos jours que je me plais à le souligner. On ne s’ennuie pas un seul instant grâce notamment à des personnalités utilisées à contre-emploi (Joey Starr gay !) ou des has been tout droit sortis de leur théâtre de vaudeville (Bernard Menez joue un grand come back, trente ans après « Oh, oh, jolie poupée » !).

    Bon, il y a quand même un truc qui m’a fait flipper. Je me suis reconnue dans pas mal de personnages et notamment dans celui de Marc Marronnier, le double littéraire de Beigbeder. Le film est jalonné de morceaux de musique, les mêmes que ceux que j’ai rangé dans ma PlayList « So me », vous savez, ces chansons que l’on écoute le volume à fond, en solitaire, les oreillettes bien enfoncées, le regard embué de larmes et regardant au loin… et ça, ça m’a vraiment foutu la trouille !

    Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa rencontre avec Alice va renverser toutes ses certitudes.

  2. La Délicatesse…

    janvier 24, 2012 by Johanna

    Première remarque, La Délicatesse est l’adaptation du huitième roman de l’écrivain français David Foenkinos. Edité par Gallimard en 2009, le livre a connu un franc succès auprès du public (plus de 700 000 exemplaires vendus) et auprès de la majeure partie des critiques (10 prix littéraires obtenus). Fort de ce succès, le romancier passe pour la première fois à la réalisation avec l’aide de son frère Stéphane Foenkinos.

    Je crois que j’ai dégotté là le nanard de l’année. C’est peut-être un peu présomptueux de ma part étant donné que nous ne sommes que mi-janvier mais mon Dieu, que ce film est mauvais !

    Ce qui est gênant avec ce film, c’est qu’on sent bien que les réalisateurs ont essayé de faire le mieux possible. A la rigueur, on a même le sentiment qu’ils y ont mis trop de cœur.

    Le résultat ? La réalisation est à la limite de l’amateurisme. A aucun moment, on a l’impression que l’histoire est plausible. Du coup, les acteurs sont mauvais, presque factices.

    A éviter…

    Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s’investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu’elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S’ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l’entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l’abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l’étrangeté amoureuse.

  3. J. Edgar…

    janvier 21, 2012 by Johanna

    Un film avec Clint Eastwood, qui plus est avec Leonardo di Caprio, nous ne prenions pas beaucoup de risques, du moin, c’est ce que nous nous disions en nous rendant au cinéma… Et bien, finalement, il faut se méfier de temps en temps des choses fondées…

    Si nous avions été Américains, nous aurions peut-être été davantage « pris par l’histoire » mais cela n’étant pas le cas, nous avons eu l’impression que nous regardions passivement défiler les images devant nos yeux.

    La photographie est sombre, la voix de di Caprio est extrêmement monocorde (nous avons vu le film en V.O.), les flashbacks sont incessants ; tout cela concorde a rendre le film très lent et limite ennuyeux. De plus, Armie Hammer qui joue le rôle de Clyde Tolson est grimé d’une façon  qui frise le ridicule : il est vieilli à l’aide de latex mais l’effet escompté tombe à l’eau puisqu’il ressemble plus à Doctor Doolittle qu’à une personne du troisième âge !

    Clint, tu devrais peut-être arrêter les personnages historiques

    Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.

  4. Intouchables…

    décembre 29, 2011 by Johanna

    Le film phénomène, aux plus de 15 millions d’entrées… Honnêtement, je ne pensais pas aller le voir. En général, les productions qui attirent les spectateurs en masse, j’évite car je suis presque à coup sûr déçue. Et puis… Ma grand-mère étant là pour les vacances, j’ai voulu lui faire plaisir en l’amenant au cinéma et comme on ne peut pas dire que nous soyons submergés par les films « grand public« , nous avons suivi « le troupeau » (attention, pas de dédain de ma part).

    C’est un joli film qu’on pourrait trouver à la limite du cucul si ce n’était pas inspiré d’une histoire vraie. On rit beaucoup, les vannes s’enchaînant sans – et c’est devenu rare donc autant le souligner – une once de vulgarité. On est quelques fois ému. Les acteurs sont très bons, notamment François Cluzet mais ça, ce n’est pas une nouveauté. Bon, de là à payer un ticket de cinéma pour le voir, non. J’aurais pu attendre qu’il soit diffusé à la télévision et ça n’aurait pas été un mal ; ce qui n’empêche pas que l’on passe un bon moment.

    A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.

     


  5. Polisse…

    novembre 28, 2011 by Johanna

     

    Quelle claque que ce film! On ressort de la séance complètement K.O., un gros noeud à l’estomac. On sait bien qu’il ne s’agit que d’un film mais on est aussi conscients que de telles histoires se produisent tous les jours ; on est d’autant plus admiratifs du travail des policiers de la Brigade des mineurs.

    Je ne sais pas ce qui est le plus angoissant ici : les attouchements sur les enfants ou l’hyper sexualisation des ados d’aujourd’hui (sans vous dévoiler le film, à un moment, une gamine est interrogée : elle a été victime d’une tournante. C’était son seul moyen de récupérer son téléphone. De son côté, elle semble trouver cela normal car il s’agissait tout de même « d’un super portable« …).

    Les acteurs sont bluffants (Karin et Marina, je vous aime!) même si j’en attendais plus de la part de Joey Starr, après tout le barouf crée autour du chanteur désormais comédien. Bravo également à la réalisatrice d’avoir choisi la chanson de l’ »Ile aux enfants » comme générique de début : la suite est d’autant plus poignante et percutante.

    Seuls bémols car il en faut, hein?, la perfection n’existe pas : je n’ai pas très bien compris la présence de Maiwenn dans ce film. J’ai trouvé son histoire d’amour avec Fred (Joey Star) complètement inutile voire gênante, tout comme l’intrusion de sa propre histoire à l’intérieur même dans le film.

    Ce film à absolument ne pas rater.

    Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.


  6. The Artist…

    novembre 1, 2011 by Johanna

    Je devrais me méfier : à chaque fois qu’un film est couvert de louanges, à coup sûr, je ressors de la projection déçue.

     

    « Presse unanime« , « standing ovation à chance séance« … alors, soit je suis complètement passée à côté du film, soit il y a quelque chose qui m’a échappé.

    Oui, le film est esthétiquement très réussi surtout pour ceux qui, comme moi, partage une passion profonde pour les films en noir et blanc. Oui, les acteurs sont très bons et je salue là leur prestation tant il ne doit pas être facile de faire passer ses sentiments par leur seul fait de mimiques mais le problème dans ce film est qu’il n’y a pas d’histoire ou du moins, une trame aussi fine que du papier à cigarette. Je vous la résume en une phrase : un acteur phare du muet devient complètement has been à l’apparition du cinéma parlant qu’il n’a pas su anticiper. Un peu mince, non?

    Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L’arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l’oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l’histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l’orgueil et l’argent peuvent être autant d’obstacles à leur histoire d’amour.

  7. Tu seras mon fils…

    septembre 7, 2011 by Johanna

    Les liens filiaux ne sont pas toujours évidents. Est-on toujours obligé d’aimer son enfant? Peut-on détester ses parents? C’est autour de ces difficiles rapports que se déroule l’histoire de « Tu seras mon fils« .

    La relation père/fils est parfaitement exploitée jusque dans ses extrêmes les plus noirs ; un père méchant, cruel, qui semble totalement dépourvu d’amour pour son fils et un fils justement, sensible, faible et espérant encore de son père un possible pardon, un possible changement. Chaque scène apporte une intensité dramatique supérieure et renforce le malaise présent entre les deux principaux protagonistes. Sans exubérance ou excentricités, le long métrage monte en puissance – renforcé par des airs d’opéra et le soleil saint-émilionais -, renforce ses bases et projette le spectateur dans un jeu d’amour/haine stupéfiant et parfois extrêmement glacial.

    Un excellent thriller psychologique que ce film avec des acteurs absolument phénoménaux. Quel  puissance de jeu de la part de Niels Arestrup ; je suis sortie de la salle absolument bluffée.

    On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants !

    Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique… plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échec qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre …

  8. Sex & the City 3?…

    août 29, 2011 by Johanna

     

    Apparemment, Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte ne comptent pas encore mettre fin à leurs séances shopping et à leurs brunchs débriefing. Après les rumeurs de série autour de la jeunesse de nos quatre new-yorkaises, la productrice et actrice de Sex and the CitySarah Jessica Parker, aurait affirmé au magazine américain Parade qu’un troisième volet était déjà en route.

    Le deuxième opus nous avait  laissé un peu dubitatives avec son scénario démesuré et ses outrances bling-bling. Pour le dernier, Sarah Jessica ne dévoile pas l’intrigue et ne révèle pas les noms des créateurs participant au dressing des quatre héroïnes. Elle confie cependant que «c’est une toute petite histoire mais elle doit être racontée. Maintenant, la question c’est : quel est le bon moment pour la raconter?»

    Le mystère plane donc sur ce grand retour… Une chose est pourtant sûre : nous répondrons une nouvelle fois présentes! ;)

     


  9. Chico & Rita…

    août 17, 2011 by Johanna

    Encore une preuve que les dessins animés ne sont pas réservés exclusivement aux enfants! Ce film étant inspiré de la vie entre La Havane et New York, du pianiste cubain Bebo Valdés. Un projet hybride entre le documentaire musical et le biopic animé.

    Dès les premières images du film, nous sommes immédiatement transportés à Cuba (ce qui n’est pas désagréable surtout lorsque dehors, gronde l’orage!) et la musique vous donne envie de danser parmi les strapontins! « Chico & Rita » est un boléro, une chanson romantique sur un jeune couple à Cuba à la fin des années 1940. Oui mais pas seulement. On y danse aussi la salsa, on y joue du be bop dans les clubs new-yorkais. Les images sont très belles, les courbes très douces. Aux couleurs chaudes et sensuelles de La Havane succède la grisaille de l’hiver new-yorkais. Là où Chico découvre que les histoires d’amour, même cubaines et musicales, finissent mal en général. Malheureusement, les intermèdes sont un peu trop nombreux et coupent le rythme du film.

    Cuba, 1948. Chico, jeune pianiste talentueux, écoute les derniers airs de jazz venus d’Amérique, en rêvant de s’y faire un nom. De son côté, la belle et sauvage Rita essaie de gagner sa vie en chantant dans les clubs et les bals populaires, où sa voix captive toute l’assistance. Des bordels de la Havane à New York, en passant par Hollywood, Paris et Las Vegas, la musique et ses rythmes latinos vont les entraîner dans une histoire d’amour passionnée, à la poursuite de leurs rêves et de leur destinée.

     


  10. Harry Potter et les Reliques de la mort, Part II…

    août 6, 2011 by Johanna

    Mouais… Il était temps que cela se finisse, j’ai envie de dire… J’ai toujours trouvé l’adaptation cinématographique d’Harry Potter très variable selon les films. J’avais vraiment beaucoup aimé la première partie mais là… pff… c’est aussi mièvre que l’était le livre. Même Voldemort a perdu de sa superbe. Nous avons droit à la même fin, toute aussi cucul, digne d’un épisode d’ »Amour, gloire et beauté« …

    Alors oui, évidemment on ne voit pas les deux heures et quelques passer (merci à l’avalanche d’effets spéciaux) mais franchement, quand on suit le petit sorcier depuis de si longues années, on ne peut qu’être déçu, du moins, c’est mon cas. Du coup, alors que je pensais être émue à l’idée de quitter mes amis de Poudlard, je n’ai pas vraiment été bouleversée lorsque les lumières se sont rallumées…

    Dommage…

     

    Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité.