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‘Mes petites lectures’ Category

  1. Emma…

    février 12, 2011 by Johanna

    J’ai profité de l’achat du coffret signé Christian Lacroix pour les éditions le Livre de poche pour continuer mon tour d’horizon de la littérature anglaise et de Jane Austen en particulier.

    Après « Orgueil et préjugés », c’est donc « Emma » que j’ai décidé de dévorer. Pour dire la vérité, alors qu’il me semblait connaître parfaitement la bibliographie de l’auteure anglaise, ce titre m’était complètement inconnu peut-être parce que cette dernière avait dans un premier temps sorti cet ouvrage de manière anonyme.

    L’écriture est toujours aussi jolie même si cet adjectif peut sembler pour certains quelque peu niais. Il n’en est rien ici. Tout y est juste simplement charmant.

    On se prend immédiatement d’affection pour la mignonne et gaffeuse Emma Woodhouse (qui n’est pas sans rappeler bon nombre de rôles joués par Audrey Hepburn) et son petit monde. Même si le rythme typique du XVIIIè siècle peut à certains moments paraître excessivement lent, je vous avouerai qu’il n’est pas déplaisant d’être emporté par cette indolence.

    Une nouvelle fois comblée, auriez-vous d’autres titres de l’écrivaine à me recommander?

    Publié anonymement en 1816, Emma est l’oeuvre la plus aboutie de Jane Austen (1775-1817) et l’un des classiques du roman anglais. Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s’est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu’elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle qui n’est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes. Autour d’Emma, Jane Austen dépeint avec sobriété et humour, et aussi une grande véracité psychologique, le petit monde provincial dans lequel elle a elle-même passé toute sa vie.

    Emma de Jane Austen – Ed. Le Livre de Poche – 8 euros.
    Prochaine lecture : « La fille de son père » d’Anne Berest

  2. Là où les tigres sont chez eux…

    décembre 24, 2010 by Johanna

    J’avoue sortir de ce roman complètement épuisée, comme si j’avais couru un marathon. Un sentiment bizarre, un presque goût amer dans la bouche.

    Eléazard est le héros de ce long roman (750 pages) et le pivot de l’histoire. Il vit au Brésil mais pas le pays tout droit sorti de notre imaginaire fait de corps parfaits et de longues plages de sable blanc mais un Brésil fait d’Indiens, de chamans, de gouverneurs corrompus, de drogues et de misère. Eléazard est correspondant de presse. On lui laisse un jour un fascinant manuscrit, biographie inédite d’un célèbre jésuite de l’époque baroque. Cette extraordinaire plongée dans l’univers d’Athanase Kircher semble se répercuter sur d’autres personnages. Plusieurs récits s’entrecroisent et se succèdent alors, sans à première vue, de liens apparents. On y découvre le destin d’Elaine en expédition dans la jungle découvrant une tribu vierge du monde depuis des siècles mais qui use du latin dans ses rituels, celui de Moéma la jeune fille suicidaire livrée à un affabulateur, celui du gouverneur diabolique de Maranao, celui de Nelson, jeune gamin infirme des favelas de Pirambu qui hume le plomb fondu de la vengeance.

    Peu à peu, au fil d’aventures palpitantes qui se conjuguent à tous les temps, tandis que la biographie d’Athanase Kircher se dessine à nos yeux, l’univers entier est précipité de un état de big bang.

    Il ne faut pas avoir le vertige si l’on veut maintenir le cap. Il ne faut avoir peur ni de la logique, ni du chaos. Ce texte dense est absolument extraordinairement écrit. Je pense même détenir là un des livres les mieux rédigés qu’il m’ait été donné de lire. Mais attention, cette écriture n’est pas forcément aisée et accessible à tous. Je vous laisse donc décider de son sort…

    Le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d’Athanase Kircher. Célèbre savant jésuite de l’époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu’extravagants. Véritable épopée. Où de minuscules intrigues se répondent et tissent une histoire du Brésil et de la latinité.

    Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès – 12 euros -Ed. J’ai lu
    Prochaine lecture : « Emma » de Jane Austen

  3. Editions prestige…

    décembre 23, 2010 by Johanna

    J’ai l’habitude de vous parler de l’édition de Folio Etui luxe que j’affectionne tout particulièrement. L’autre jour, lors de ma promenade quasi quotidienne dans les rayons de ma librairie de quartier, j’ai découvert une autre très jolie collection de livres de poche : les Editions prestige chez J’ai lu.

    Cette année, ces éditions nous proposent de découvrir ou redécouvrir quelques-uns de leurs plus beaux textes dans un coffret designé par les Ateliers LZC. Chaque coffret contient un roman d’exception et un marque-page.

    Déjà disponibles en librairie:
    « La consolante«  d’Anna Gavalda10
    « Là où les tigres sont chez eux » de Jean-Marie Blas de Roblès (nous en parlons très bientôt) – 12
    « Les déferlantes » de Claudie Gallay - 10
    « Dans les bois éternels«  de Fred Vargas - 10


  4. Coffret « La Petite maison dans la prairie »…

    décembre 21, 2010 by Johanna

    Je sens que mon libraire ne va pas être le seul à être victime des mes nouvelles envies procédurières et que le magazine ELLE va également en faire les frais!

    Je dois avoir au bas mot, environ un vingtaine de livres entassés dans ma table de chevet, attendant sagement d’être lus. Je m’étais donc dit qu’il faudrait peut-être que je mette le haro durant quelque temps sur l’achat de nouveaux bouquins. Prête à suivre ma résolution, je feuilletais nonchalamment le ELLE de la semaine dernière, lorsque je suis tombée sur un article concernant un coffret sorti chez Flammarion jeunesse, renfermant la trilogie de la série de « La Petite maison dans la prairie« . Or, je ne l’ai jamais lue (oui, oui, comme tout le monde, j’ai vu la série télé dérivée et ri devant cette petite gamine qui prend une méchante gamelle dans le générique mais aussi pleuré devant la-pauvre-Marie-qui-devient-aveugle-mais-qui-est-heureuse-quand-même-parce qu’elle-se-marie-avec-un-autre-aveugle) et ce coffret, le bougre, est drôlement joli avec ses motifs so Middle West!

    Voilà comment ma table de nuit s’est vue affublée de trois livres supplémentaires… ;)

    Dans un récit plein d’émotion et de nostalgie, Laura Ingalls retrace son enfance en famille et sa traversée de l’Amérique vers de nouvelles terres. C’est aussi toute la vie des pionniers, leurs difficultés, leurs joies.

    « La petite maison de la prairie » – Coffret 3 volumes : Tome 1, « La petite maison de la prairie » ; Tome 2, « Au bord du ruisseau » ; Tome 3, « Sur les rives du lac » de Laura Ingalls Wilder – 19,95 euros – Ed. Flammarion Jeunesse

  5. Les livres de Christian Lacroix…

    décembre 3, 2010 by Johanna

    Je crois que je vais finir par assigner mon libraire en justice! Alors que l’autre jour, j’errais nonchalamment dans les rayons à la recherche de livres à offrir à un ami, je suis tombée sur le coffret créé par Christian Lacroix et là, ce fut le drame!

    Le Livre de Poche a donné carte blanche au créateur français pour illustrer neuf romans de son catalogue et surtout neuf héroïnes qui l’ont particulièrement marqué: « A l’ombre des jeunes filles en fleur« , « Alice au Pays des merveilles« , « Carmen« , « Emma« , « La princesse de Clèves« , « Lettre d’une inconnue« , « Tendre est la nuit« , « Toute passion abolie« , « Une vie« .

    Il a dessiné, pour chacun des titres, les illustrations de couverture et de jaquette, ainsi que les pages de garde et les rabats.
    Par fidélité et attachement au souvenir de ses premiers livres de poche, il a également choisi de colorer la tranche des livres.

    Je vous assure que ces petits livres sont tout bonnement à mourir! Les couvertures ultra colorées au charme désuet, rappellent celles que l’on trouve chez les bouquinistes.

    Pour ceux et celles qui trouveraient que le coffret est trop cher (56,95 euros), sachez que les livres sont également vendus à l’unité.

    De mon côté, je ne pense pas avoir besoin de vous préciser si j’ai craqué ou non… ;)


  6. J’ai failli te dire je t’aime…

    novembre 17, 2010 by Johanna

    Ce n’est pas forcément facile de faire la critique d’un livre, qu’on l’ai aimé ou non. Pas évident, tout simplement parce qu’il est très difficile de retranscrire le chamboulement que des écrits peuvent provoquer en nous. Et avec « J’ai failli te dire je t’aime« , j’ai encore plus de mal que d’habitude. Je garde une grande nostalgie de mes années romaines et l’intrigue se déroulant dans la Cité éternelle, je ne cache pas que ce recueil est avant tout pour moi, synonyme de retour dans les rues de ma chère ville, les endroits que j’ai fréquentés, l’ambiance si particulière. A certains moments, ce n’était plus Nikki la protagoniste principale qui chevauchait son scooter au milieu de la circulation chaotique, mais bien moi.

    Néanmoins, j’ai apprécié cette histoire d’amour insolite qui ne tombe jamais dans la mièvrerie. Ce n’est pas forcément de la grande littérature mais on prend plaisir à côtoyer ce groupe d’amis, à partager avec eux des histoires de couple pas toujours faciles.

    C’est exactement le livre qu’il faut pour accompagner ces nuits d’hiver qui s’étirent jour après jour un peu plus. Méfiez-vous du titre et surtout de la couverture hideuse : il ne s’agit ni de chick litt ni d’histoire à l’eau de rose mais bel et bien d’un vrai roman.

    Niki va bientôt passer son bac. Avec ses amies, elle est bien décidée à profiter de sa jeunesse et de sa liberté. Défilés de mode, concours de surf, soirées, courses de voitures improvisées… Tous les moyens sont bons pour s’amuser à Rome, cet été-là. Alex, lui, broie du noir. À trente-sept ans, ce publicitaire talentueux vient de se faire plaquer par sa fiancée, juste après l’avoir demandée en mariage ! En plus, voilà que son patron le met en concurrence avec un jeune collègue ambitieux sur une nouvelle campagne publicitaire, l’obligeant à déployer des trésors d’ingéniosité pour ne pas être dépassé. Et tout cela ne serait rien si, ce matin-là, il n’avait pas croisé la route de Niki… Ou plutôt si tous les deux ne s’étaient pas rentrés dedans. Elle est jolie, intelligente et drôle, c’est le coup de foudre réciproque. Juste un petit détail : elle a dix-sept ans. Vingt ans de moins qu’Alex. Que peuvent bien avoir à faire ensemble deux êtres issus de planètes si différentes ? Leur idylle naissante laisse leur entourage sceptique. Si les amis d’Alex l’envient, ils accordent peu de crédit au sérieux de son amourette. Et lui-même semble bien perdu le jour où son ex-fiancée réapparaît… Ce roman parle du quotidien mais aussi du rêve. Il évoque le désir que nous pouvons avoir de retrouver notre propre liberté, d’éprouver de vrais sentiments, d’aimer sans nous soucier des conventions et de l’avis des autres. Une fois encore, Federico Moccia nous invite à un plongeon là où l’eau est la plus bleue. Pour notre plus grand plaisir.
    « J’ai failli te dire je t’aime » de Federico Moccia – Ed. Calmann-Lévy – 18,90 euros.
    Prochaine lecture :  » Là où les tigres sont chez eux  » de Jean-Marie Blas De Roblès



    • Folio Etui Luxe : collection automne/hiver 2010…

      novembre 6, 2010 by Johanna

      La nouvelle collection de Folio Etui Luxe que j’affectionne tant est enfin sortie. Cette fois-ci, les boîtes refermant les livres sont un peu moins originales (elles ont toutes les mêmes motifs, seules les couleurs changent) et perdent les autobiographies des auteurs qui venaient enrichir le récit mais se voient désormais accompagner d’un marque-page en métal.

      Dans cette nouvelle série, vous retrouverez :

      - « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry :

      Le récit des aventures poétiques et symboliques d’un petit garçon venu d’une autre planète.

      - « Les Enfants du jazz » de Francis Scott Fitzgerald :

      Nouvelles évoquant les années 1920 aux Etats-Unis, extraites du second recueil de nouvelles, « Tales of the Jazz Age« .

      - « La Promesse de l’aube » de Romain Gary :

      Le roman autobiographique de R. Gary est replacé dans son contexte et mis en perspective par des groupements de textes stylistiques et thématiques, tels que les autoportraits d’écrivains et la mère comme personnage d’exception.

      - « Le Premier homme » d’Albert Camus :

      Le manuscrit inachevé du roman auquel travaillait Camus pendant les dernières années de sa vie. Dans sa rédaction initiale, il a un caractère autobiographique qui aurait disparu dans sa version finale.

      - « Anna Karénine » de Léon Tolstoi :

      Anna est passion, alors que Vronski n’est qu’ambition et frivolité. En face de ce couple tragique, un autre s’unit, heureux et répandant le bien autour de lui, celui de Kitty et de Lévine.


    • La Parisienne…

      octobre 23, 2010 by Johanna

      Après avoir incarné le chic à la française lors du défilé printemps-été 2011 Chanel, Inès de la Fressange a publié le 20 octobre dernier, « La Parisienne » aux éditions Flammarion.

      Elégante jusqu’au bout des ongles, la parisienne est selon Inès, une femme de goût et d’esprit. Pour célébrer ce mythe, le top des années 80 a collaboré avec la journaliste Sophie Gachet pour un livre qui parle autant de mode que de déco ou d’art de vivre, avec toutes les adresses et astuces d’Inès.

      Petit plus, les photos et les illustrations du livre ont été réalisées par Inès de la Fressange et sa fille, Nine d’Urso. Pour l’occasion, celle-ci a joué le modèle devant l’objectif du photographe Benoît Peverelli.

      La nouvelle génération du charme à la française.

      « La Parisienne » d’Inès de la Fressange et de Sophie Gachet – Ed. Flammarion – 25 euros.

    • Chanel…

      octobre 8, 2010 by Johanna

      On a beaucoup parlé de Gabrielle Chanel ces dernières années avec en point d’orgue, le film « Coco avant Chanel« . C’est un peu moins le cas ces derniers temps. Et pourtant, un fabuleux livre signé Jean Leymerie vient de sortir aux éditions La Martinière.

      On découvre dans cet ouvrage inédit tout le travail de Gabrielle Chanel. Y sont retracés les événements marquants de la vie de Mademoiselle ainsi que ses différentes collections. L’auteur ayant pris le parti de s’intéresser à son oeuvre à travers le monde artistique.

      Regroupant des dizaines de photographies d’oeuvres d’art et des clichés inédits de l’entourage de Gabrielle Chanel, « Chanel » met en lumière les relations de la créatrice avec ses amis artistes qui ont fortement influé son travail.

      De Picasso à Dali en passant par Colette ou Jean Cocteau, Jean Leymerie revient sur des amitiés qui ont forgés au fil des années le style Chanel. Le livre s’arrête d’abord sur l’histoire de la mode et du costume avant d’évoquer le destin de la créatrice à travers différentes thématiques.

      Un ouvrage original dont la sortie est prévue début novembre, écrit par un passionné d’art et de mode et qui parvient à nous plonger au coeur de 30 années de création.

      « Chanel » de Jean Leymerie – Ed. La Martinière – 37,01 euros

    • Les Gouttes de Dieu…

      septembre 28, 2010 by Johanna

      Je n’ai jamais accroché aux mangas. Je crois qu’en fait, ce n’est pas ma culture bien qu’ayant grandi scotchée aux dessins animés du Club Dorothée. Et puis, vendredi, je tombe sur un article dans Libé qui retient mon attention. Il relate l’histoire de Jean-Pierre Amoreau, issu d’une famille de vignerons du Bordelais depuis 400 ans et treize générations.

      Quel rapport avec les mangas, me direz-vous? Et bien, figurez-vous que la famille Amoreau a vu la cote de son Château le Puy 2003 exploser à retardement grâce justement… à un manga japonais!

      Ce vin sans histoire, né de la sécheresse de 2003, suscite un engouement hors du commun. Le 11 mars 2009, depuis son domaine situé sur le Coteau des Merveilles, en Dordogne, Jean-Pierre Amoreau constate dans la matinée l’arrivée massive de commandes provenant principalement du Japon, mais également de Corée et des États-Unis.

      Que se passe-t-il? Pourquoi cette cuvée est-elle prise d’assaut? Un coup de fil en quatre mots de son agent japonais répond aux questions de la famille : «Les Gouttes de Dieu». Késaco? Un manga à gros tirage consacré au vin, diffusé principalement au Japon, où s’écoule actuellement le 25e tome (la France découvre avec appétit le 15e depuis mercredi).

      L’histoire est celle d’un célèbre œnologue qui à sa mort lègue 12 énigmes viticoles à ses deux fils. Le premier à en découvrir le sens hérite de la cave patriarcale et d’une mystérieuse treizième bouteille, «Les Gouttes de Dieu».

      La veille au soir donc, leur explique leur agent, la télévision nippone a pris de vitesse le papier et diffusé le dernier épisode de la série. Sept millions de nez pointaient les écrans quand est venue l’heure de la dégustation : «Les Gouttes de Dieu» avait pour étiquette le Château le Puy 2003 de Jean-Pierre Amoreau.

      Tout cela m’a donné grandement envie de découvrir cette série et, qui sait, je me prendrai peut-être d’amour pour les mangas? Et vous, êtes-vous des lecteurs? Avez-vous lu cette collection? En avez-vous d’autres à me conseiller?