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‘Mes petites lectures’ Category

  1. L’Etranger…

    juillet 25, 2011 by Johanna

    Je n’avais pas très attirée par les écrits d’Albert Camus. Je m’étais ennuyée en lisant au lycée « La Peste« , sans parler de « La Chute » inscrite à l’épreuve de Lettres au Bac. Et puis, j’ai eu envie de le relire, me disant qu’en grandissant, en ayant évolué, j’y trouverais peut-être plus d’intérêt.

    J’ai opté pour « L’Etranger« , son premier roman. On ne peut pas dire que ce livre soit débordant de gaieté. « Ce matin, maman est morte » comme incipit et vlam, ça commence bien!

    C’est absolument sublime de froideur, le tout, sous le soleil brûlant d’Alger. C’est absolument dingue le génie de cet homme, sa facilité à retranscrire des sentiments complexes, avec peu de mots et une syntaxe simplissime.

    On commence d’abord par détester Meursault, ce monstre d’égoïsme et puis, au fil des pages, en même temps que se déroule l’intrigue, son mutisme s’explique à nous.

    Du coup, je continue avec Bébert!

    Condamné à mort, Meursault. Sur une plage algérienne, il a tué un Arabe. À cause du soleil, dira-t-il, parce qu’il faisait chaud. On n’en tirera rien d’autre. Rien ne le fera plus réagir : ni l’annonce de sa condamnation, ni la mort de sa mère, ni les paroles du prêtre avant la fin. Comme si, sur cette plage, il avait soudain eu la révélation de l’universelle équivalence du tout et du rien. La conscience de n’être sur la terre qu’en sursis, d’une mort qui, quoi qu’il arrive, arrivera, sans espoir de salut. Et comment être autre chose qu’indifférent à tout après ça ?

    Étranger sur la terre, étranger à lui-même, Meursault le bien nommé pose les questions qui deviendront un leitmotiv dans l’oeuvre de Camus. De La Peste à La Chute, mais aussi dans ses pièces et dans ses essais, celui qui allait devenir Prix Nobel de littérature en 1957 ne cessera de s’interroger sur le sens de l’existence. Sa mort violente en 1960 contribua quelque peu à rendre mythique ce maître à penser de toute une génération.

    « Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

    « L’Etranger » d’Albert Camus – Ed. Folio – 7,80 euros.
    Prochaine lecture : « Le Premier homme » d’Albert Camus.

  2. Passe un ange noir…

    juillet 7, 2011 by Johanna

    En recherche en ce moment plus qu’à d’autres, d’un peu d’humanité, je tente de la dénicher dans les livres, faute de la trouver dans la vie. Mes dernières lectures le prouvent d’ailleurs et je me rends bien compte que je me suis lancée dans une quête – sans doute impossible – : celle de trouver un nouveau « La Vie devant soi« . Malheureusement, ce n’est pas avec « Passe un ange noir » que je vais y arriver…

    « Sympathique« , voilà, le mot est lâché : ce livre est « sympathique« … On aimerait beaucoup s’attacher à ces personnages paumés : la petite Milush – gosse délaissée par sa mère, née de père inconnu -, le vieux Andrès – rencontré à l’arrêt de bus, lequel vit seul depuis la mort de sa soeur qui a vécu recluse dans sa maison après avoir été tondue à la Libération et qui ne prenait du plaisir que par le biais de la lecture – ou Géraldine qui tente de calmer sa peine dans la nourriture, faute de pouvoir avoir d’enfant. Le problème est que cela ne décolle à aucun moment. C’est bourré de bons sentiments du coup, durant toute la lecture, on souffre avec l’auteure, espérant qu’enfin, les mots vont s’envoler mais ça fait pshitt..

    Elle, quinze ans et quelques poussières de semaines. Moi, pas loin des soixante-dix-huit. Je pourrais être son grand-père et même son arrière-grand-père : un drôle d’attelage que nous formons tous les deux ». Tous les jours, Andres Soriano, perclus d’arthrose, se poste sur le banc de l’abribus de la ligne numéro 15. C’est là qu’il rencontre Milush, une adolescente au drôle de prénom. Malgré la disparité de leurs âges, les lourds secrets de famille, les peurs et les peines, une amitié hors du commun va naître entre la gamine impertinente et le vieil homme – une complicité qui illuminera leurs existences.

    « Passe un ange noir » d’Anne Bragance – Ed. Folio – 4,60 euros
    Prochaine lecture : « L’Etranger » d’Albert Camus.

  3. Maman chérie…

    juin 24, 2011 by Johanna

    Je ne vais pas vous refaire le coup de : je-suis-complètement-dingue-de-la-collection-Folio-étui-luxe… Bla bla bla et pourtant, c’est encore un livre issu de cette série de Gallimard dont je vais vous parler.

    Ce joli petit bouquin, c’est « Maman chérie« . Oui, je sais, le titre peut sembler un peu cucul et pourtant, ce n’est absolument pas le cas. Y sont compilés des textes magnifiques, ceux que de grands auteurs ont écrits sur leur mère.

    A offrir à sa propre maman ou… à garder égoïstement pour soi… ;)

    « Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais » Romain Gary. Partagez les souvenirs d’enfance d’Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Marcel Proust, Marguerite Duras, Romain Gary, Patrick Modiano, Erri De Luca… Des morceaux choisis parmi les plus beaux textes de la littérature en hommage à l’amour maternel.

    « Maman chérie » – Ed. Gallimard – 9,90 euros

  4. Le Journal de Carrie, tome 2…

    juin 7, 2011 by Johanna

    Nous avions été nombreuses, l’an dernier, à nous ruer sur le tome 1 du Journal de Carrie qui narrait la jeunesse de Carrie Bradshaw et son arrivée à New York.

    Le tome 2 est sorti il y a quelques jours… (le mien est déjà commandé! ;) ).

    C’est l’été à New York… Pour Carrie Bradshaw, tout est magique : les voisins excentriques, les boutiques de fringues vintage, les folles soirées en boîte, sans oublier les garçons qui entrent dans sa vie. Peut-être pourra-t-elle aussi réaliser son rêve de devenir écrivain ! Et puis, cerise sur le gâteau, elle emménage avec Samantha Jones…

    Summer and the City – Ed. Albin Michel – 18 euros

  5. La ferme africaine…

    avril 22, 2011 by Johanna

    J’avais étudié « Le Festin de Babette » du même auteur en classe de 2nde. Je n’en gardais pas un souvenir ému mais la collection Folio Deluxe qui embellit depuis quelques années ma bibliothèque, m’a poussée à lire l’ouvrage peut-être le plus connu de Karen Blixen.

    C’est long. Très long. Plus de 500 pages interminables pour celles et ceux qui ne sont pas plus friands que ça d’anthropologie. Sur bien des points, j’ai eu l’impression de relire une resucée de « Moby Dick » à la sauce saga Africa. Point de romanesque ou de sentimentalisme ici mais plutôt un inventaire de la faune et de la flore kenyanes, conséquence de l’époque (XIXè) et des origines danoises de l’auteure, pays au combien respectueux mais qui est en général peu connu pour ses soirées bonga bonga à la Berlusconi

    Vous vous dites sans doute, à la lecture de ces quelques lignes, notamment si vous n’êtes pas forcément scientifiques dans l’âme, que ce livre n’est pas fait pour vous. Que nenni car il y a dans cet ouvrage, bien d’autres intérêts. On est ici bien loin du concept de la négritude cher à Césaire et à Senghor… Nous assistons aux relations in vivo entre ceux que l’on appelle encore « les nègres » et les occidentaux au début du siècle dernier. Les premiers sont alors les esclaves des premiers mais aucune once de racisme ici. Leurs coutumes semblent forcément étranges aux « Blancs » mais tout nous est ici décrit avec une grande véracité, sans moquerie aucune. Pas de violence ni de rapports abusifs dans ces relations mais plutôt beaucoup de respect.

    On  peut également être dérangé si on a comme moi, un petit coeur estampillé « 30 millions d’amis« , par les liens entre les animaux et les humains somme toute un peu… barbares. Mais là encore, c’était ainsi que cela se passait alors. Il faut savoir quelques fois savoir lire avec d’autres yeux que ceux du lecteur de 2011.

    Une des autres forces du livre réside dans le féminisme de Karen Blixen. Pas un féminisme artificiel ou forcené mais plutôt un féminisme que je qualifierais « de terrain« . On se doute que ce ne fut pas facile pour une femme de cette époque de tenir une exploitation de cette ampleur et de réussir en même temps, à faire face aux autorités locales. Et pourtant, elle y arrive parfaitement, obtenant le respect de tous, sans jamais faire preuve de faiblesse et sans jamais utiliser non plus sa condition féminine comme circonstance atténuante.

    Pour résumer, je ne placerai pas « La Ferme africaine » dans mon Panthéon personnel mais ce livre mérite d’être lu ne serait-ce que pour le fait qu’il appartienne aux grands classiques de la littérature.

    Qui ne sait pas que La Ferme africaine est une grande histoire d’amour ? Mais, contrairement à ce que laisse supposer le superbe film de Sydney Pollack (Out of Africa), on sait moins que le plus grand amour de Karen Blixen est l’Afrique. Avant même Denys Finch Hatton, le chasseur d’éléphants, cet « homme au coeur pur » qui écoute inlassablement ses histoires, le coeur de Karen Blixen bat pour les splendeurs ocres du continent africain et la noblesse de ses habitants. Pour preuve, les denses descriptions dignes de la plus belle prose poétique et ces curieuses « Notes d’une émigrante » insérées en deuxième partie du roman, carnets d’impressions et de souvenirs qui nous plongent plus profondément encore dans l’âme africaine.
    Karen Blixen a réellement « possédé une ferme en Afrique au pied du Ngong ».
     » Quand le souffle passait en sifflant au-dessus de ma tête, c’était le vent dans les grands arbres de la forêt, et non la pluie. Quand il rasait le sol, c’était le vent dans les buissons et les hautes herbes, mais ce n’était pas la pluie. Quand il bruissait et chuintait à hauteur d’homme, c’était le vent dans les champs de maïs. Il possédait si bien les sonorités de la pluie que l’on se faisait abuser sans cesse, cependant, on l’écoutait avec un plaisir certain, comme si un spectacle tant attendu apparaissait enfin sur la scène. Et ce n’était toujours pas la pluie. Mais lorsque la terre répondait à l’unisson d’un rugissement profond, luxuriant et croissant, lorsque le monde entier chantait autour de moi dans toutes les directions, au-dessus et au-dessous de moi, alors c’était bien la pluie. C’était comme de retrouver la mer après en avoir été longtemps privé, comme
    l’étreinte d’un amant.  » Une nouvelle traduction de l’un des titres les plus populaires de la littérature du vingtième siècle, qui se veut fidèle à la musique de Karen Blixen, à sa voix, à son style, unique dans les lettres danoises, et lui rend enfin tout son éclat.

    La ferme africaine de Karen Blixen – Ed. Gallimard – 10,50 euros.
    Prochaine lecture : « Passe un ange noir » de Anne Bragance.

  6. La Fille de son père…

    février 18, 2011 by Johanna


    Anne Berest, La Fille de son père_Seuil

    Ce livre rassemble tout ce que je n’aime pas dans la littérature des années 2000 : une écriture grossière (dans tous les sens du mot) empreinte de vulgarité. Pourtant, j’avais été attirée par les critiques dithyrambiques de l’Express, du Monde ou bien encore, par la chronique littéraire de France Info. Le livre s’est même retrouvé cet automne en compétition pour deux grands prix : le Flore et France Télévisions. Comme quoi, ce n’est pas toujours un gage de qualité…

    Ce roman narre un secret de famille. Comme vous l’aurez compris à la lecture du titre, le personnage central n’est pas forcément la fille de son père…

    Le père a remplacé son épouse mais la belle-mère accumule les maladresses et les erreurs d’appréciation. Il suffit d’une réunion de famille, d’un anniversaire ou d’un Noël pour que tout éclate : les mystères enfouis sortent du placard et les règlements de comptes ne tardent pas. La belle-mère de la narratrice insinue que la sœur aînée, Irène, ne serait pas la fille d’Albert, le père officiel. On le découvre très vite, la mère des trois sœurs, qui est décédée près de trente ans plus tôt, a en effet eu une liaison avec un avocat parisien avant de rencontrer son mari. L’homme de loi serait le père naturel d’Irène. Et là, tout est dit en vrac : le père trop autoritaire qui a gâché la vie de ses enfants, les filles qui n’arrivent pas à grandir, la mère qui a caché la vérité et laisse derrière elle des amants et des enfants illégitimes. Devant ces révélations qui dérangent les souvenirs bien ordonnés, il faut prendre une décision : se taire et tout gommer discrètement ou demander des comptes. Des questions fondamentales sur les liens familiaux et la filiation sont alors posées. Car il revient à la femme qui découvre qu’elle a désormais deux pères, de faire un choix : conserver le père qui l’a élevée ou le renier en faveur de son père biologique.

    Les vielles rancunes remontent à la surface et éclatent avec violence entre les membres de cette famille déjà divisée. Que faire de ce père d’adoption qui a toujours été plus sévère avec elle qu’avec ses soeurs cadettes? Quelle place accorder à l’héritage culturel qu’il lui a transmis? Ont-ils véritablement formé une famille? Les liens du sang sont-ils supérieurs aux liens de l’amour?

    Mais, avant tout chose, il s’agit de guérir de la blessure du mensonge afin de pouvoir à nouveau envisager l’avenir avec confiance. Il s’agit également de surmonter la mort du père naturel (il meurt peu de temps après les révélations de la belle-mère) et d’accepter son absence pendant de si longues années. À peine découvre-t-elle qu’elle est enceinte que le père de son enfant décède dans un accident de moto (je viens préviens, ne lisez pas ce livre si votre moral est au plus bas!). Elle décide très vite que cet enfant ne viendra pas au monde. Elle ne peut pas le priver de son père. Mais tout n’est pas si simple… Et si la belle-mère s’était trompée? Et si des trois sœurs, Irène, n’était pas celle dont Albert n’était pas le père?

    Ce que j’en pense donc? Vraiment très « bof« …

    Trois soeurs que la vie a éloignées se retrouvent chez leur père à l’occasion d’un dîner d’anniversaire. Dans la maison d’enfance, les souvenirs affleurent. Les gestes deviennent nerveux, les langues fourchent et les rancoeurs s’invitent autour de la table. Au dessert, un secret de famille est révélé. Une bombe à retardement qui va, sourdement, modifier le quotidien de chacune des filles. Un premier roman acéré, qui sonde les rapports doux-amers de trois jeunes femmes et d’un père.

    « La fille de son père » de Anne Berest – Ed. Seuil – 16 euros.
    Prochaine lecture : « La Ferme africaine » de Karen Blixen.

  7. Emma…

    février 12, 2011 by Johanna

    J’ai profité de l’achat du coffret signé Christian Lacroix pour les éditions le Livre de poche pour continuer mon tour d’horizon de la littérature anglaise et de Jane Austen en particulier.

    Après « Orgueil et préjugés », c’est donc « Emma » que j’ai décidé de dévorer. Pour dire la vérité, alors qu’il me semblait connaître parfaitement la bibliographie de l’auteure anglaise, ce titre m’était complètement inconnu peut-être parce que cette dernière avait dans un premier temps sorti cet ouvrage de manière anonyme.

    L’écriture est toujours aussi jolie même si cet adjectif peut sembler pour certains quelque peu niais. Il n’en est rien ici. Tout y est juste simplement charmant.

    On se prend immédiatement d’affection pour la mignonne et gaffeuse Emma Woodhouse (qui n’est pas sans rappeler bon nombre de rôles joués par Audrey Hepburn) et son petit monde. Même si le rythme typique du XVIIIè siècle peut à certains moments paraître excessivement lent, je vous avouerai qu’il n’est pas déplaisant d’être emporté par cette indolence.

    Une nouvelle fois comblée, auriez-vous d’autres titres de l’écrivaine à me recommander?

    Publié anonymement en 1816, Emma est l’oeuvre la plus aboutie de Jane Austen (1775-1817) et l’un des classiques du roman anglais. Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s’est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu’elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle qui n’est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes. Autour d’Emma, Jane Austen dépeint avec sobriété et humour, et aussi une grande véracité psychologique, le petit monde provincial dans lequel elle a elle-même passé toute sa vie.

    Emma de Jane Austen – Ed. Le Livre de Poche – 8 euros.
    Prochaine lecture : « La fille de son père » d’Anne Berest

  8. Là où les tigres sont chez eux…

    décembre 24, 2010 by Johanna

    J’avoue sortir de ce roman complètement épuisée, comme si j’avais couru un marathon. Un sentiment bizarre, un presque goût amer dans la bouche.

    Eléazard est le héros de ce long roman (750 pages) et le pivot de l’histoire. Il vit au Brésil mais pas le pays tout droit sorti de notre imaginaire fait de corps parfaits et de longues plages de sable blanc mais un Brésil fait d’Indiens, de chamans, de gouverneurs corrompus, de drogues et de misère. Eléazard est correspondant de presse. On lui laisse un jour un fascinant manuscrit, biographie inédite d’un célèbre jésuite de l’époque baroque. Cette extraordinaire plongée dans l’univers d’Athanase Kircher semble se répercuter sur d’autres personnages. Plusieurs récits s’entrecroisent et se succèdent alors, sans à première vue, de liens apparents. On y découvre le destin d’Elaine en expédition dans la jungle découvrant une tribu vierge du monde depuis des siècles mais qui use du latin dans ses rituels, celui de Moéma la jeune fille suicidaire livrée à un affabulateur, celui du gouverneur diabolique de Maranao, celui de Nelson, jeune gamin infirme des favelas de Pirambu qui hume le plomb fondu de la vengeance.

    Peu à peu, au fil d’aventures palpitantes qui se conjuguent à tous les temps, tandis que la biographie d’Athanase Kircher se dessine à nos yeux, l’univers entier est précipité de un état de big bang.

    Il ne faut pas avoir le vertige si l’on veut maintenir le cap. Il ne faut avoir peur ni de la logique, ni du chaos. Ce texte dense est absolument extraordinairement écrit. Je pense même détenir là un des livres les mieux rédigés qu’il m’ait été donné de lire. Mais attention, cette écriture n’est pas forcément aisée et accessible à tous. Je vous laisse donc décider de son sort…

    Le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d’Athanase Kircher. Célèbre savant jésuite de l’époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu’extravagants. Véritable épopée. Où de minuscules intrigues se répondent et tissent une histoire du Brésil et de la latinité.

    Là où les tigres sont chez eux de Jean-Marie Blas de Roblès – 12 euros -Ed. J’ai lu
    Prochaine lecture : « Emma » de Jane Austen

  9. Editions prestige…

    décembre 23, 2010 by Johanna

    J’ai l’habitude de vous parler de l’édition de Folio Etui luxe que j’affectionne tout particulièrement. L’autre jour, lors de ma promenade quasi quotidienne dans les rayons de ma librairie de quartier, j’ai découvert une autre très jolie collection de livres de poche : les Editions prestige chez J’ai lu.

    Cette année, ces éditions nous proposent de découvrir ou redécouvrir quelques-uns de leurs plus beaux textes dans un coffret designé par les Ateliers LZC. Chaque coffret contient un roman d’exception et un marque-page.

    Déjà disponibles en librairie:
    « La consolante«  d’Anna Gavalda10
    « Là où les tigres sont chez eux » de Jean-Marie Blas de Roblès (nous en parlons très bientôt) – 12
    « Les déferlantes » de Claudie Gallay - 10
    « Dans les bois éternels«  de Fred Vargas - 10


  10. Coffret « La Petite maison dans la prairie »…

    décembre 21, 2010 by Johanna

    Je sens que mon libraire ne va pas être le seul à être victime des mes nouvelles envies procédurières et que le magazine ELLE va également en faire les frais!

    Je dois avoir au bas mot, environ un vingtaine de livres entassés dans ma table de chevet, attendant sagement d’être lus. Je m’étais donc dit qu’il faudrait peut-être que je mette le haro durant quelque temps sur l’achat de nouveaux bouquins. Prête à suivre ma résolution, je feuilletais nonchalamment le ELLE de la semaine dernière, lorsque je suis tombée sur un article concernant un coffret sorti chez Flammarion jeunesse, renfermant la trilogie de la série de « La Petite maison dans la prairie« . Or, je ne l’ai jamais lue (oui, oui, comme tout le monde, j’ai vu la série télé dérivée et ri devant cette petite gamine qui prend une méchante gamelle dans le générique mais aussi pleuré devant la-pauvre-Marie-qui-devient-aveugle-mais-qui-est-heureuse-quand-même-parce qu’elle-se-marie-avec-un-autre-aveugle) et ce coffret, le bougre, est drôlement joli avec ses motifs so Middle West!

    Voilà comment ma table de nuit s’est vue affublée de trois livres supplémentaires… ;)

    Dans un récit plein d’émotion et de nostalgie, Laura Ingalls retrace son enfance en famille et sa traversée de l’Amérique vers de nouvelles terres. C’est aussi toute la vie des pionniers, leurs difficultés, leurs joies.

    « La petite maison de la prairie » – Coffret 3 volumes : Tome 1, « La petite maison de la prairie » ; Tome 2, « Au bord du ruisseau » ; Tome 3, « Sur les rives du lac » de Laura Ingalls Wilder – 19,95 euros – Ed. Flammarion Jeunesse