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	<title>La Fille aux Chaussures &#187; Mes petites lectures</title>
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		<title>Une Vie française&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 09:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Le roman commence par le cri de la mère du narrateur, apprenant la mort de son fils aîné Vincent. Cette mort qui ouvre le roman planera sur toute la vie de Paul Blick, comme une absence et presque comme un reproche. Les chapitres qui se succèdent racontent cette « vie française » de manière très factuelle, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2012/01/51dpj8yNwJL._SL500_AA300_.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-4282" title="Une Vie française" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2012/01/51dpj8yNwJL._SL500_AA300_.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roman commence par le cri de la mère du narrateur, apprenant la mort de son fils aîné <span style="color: #00ff00;">Vincent</span>. Cette mort qui ouvre le roman planera sur toute la vie de <span style="color: #00ff00;">Paul Blick</span>, comme une absence et presque comme un reproche. Les chapitres qui se succèdent racontent cette « <strong><em>vie française</em></strong> » de manière très factuelle, sans grands effets et dans toute sa banalité : morosité du cocon familial, études, mariage, mésentente et éloignement entre conjoints, naissance des enfants, deuils et petites joies, travail et chômage, parsèment l&#8217;existence du personnage central. Ses repères ? la vie politique et sociale de cette époque. Ainsi est construit ce livre.</p>
<p>L&#8217;actualité politique nationale et internationale &#8211; et en particulier les présidents de la République &#8211; s&#8217;insèrent régulièrement dans la vie de<span style="color: #00ff00;"> Paul Blick</span> : parfois de très loin (le narrateur ne sait plus ce qu&#8217;il faisait le jour de <span style="color: #00ff00;"><span style="color: #00ff00;">Kennedy</span></span>), parfois de très près (<span style="color: #00ff00;"><span style="color: #00ff00;">François Mitterrand</span></span> – idole absolu de sa mère &#8211; l&#8217;appelle pour demander au narrateur de faire son portrait), parfois de manière terriblement intime (comme quand le<span style="color: #00ff00;"> Général de Gaulle</span> semble habiter le téléviseur familial dans les années qui suivent la mort de <span style="color: #00ff00;">Vincent</span>).</p>
<p>Je me suis laissée emporter très facilement au début par ce livre car malgré la présence en pointillés de la situation politique de la France d&#8217;avant <span style="color: #00ff00;">68</span>, le narrateur se limite à nous raconter de façon très poétique et nostalgique son enfance, son adolescence, ses racines. Et puis, la lecture devient plus pénible car d’une histoire personnelle, nous nous rapprochons de plus en plus d’une étude politique de la <span style="color: #00ff00;">Cinquième République</span> et personnellement, ce n’est pas ce que je recherche lorsque je lis un roman. Je veux «<strong><em> tout simplement</em></strong> » me divertir. De plus, il y a beaucoup de partis pris sans, qui plus est, de justificatifs et de commentaires nous permettant de comprendre les engagements du personnage. Cela a comme conséquence de transformer <span style="color: #00ff00;">Paul Blick</span> en personnage dénué de toute humanité, à la limite du supportable. Et puis, vers la fin du roman, l’intérêt revient lorsque l’auteur décide à nouveau de se recentrer sur les protagonistes de l’histoire.</p>
<p>Avis mitigé, donc…</p>
<p><em>Petit-fils de berger pyrénéen, fils d&#8217;une correctrice de presse et d&#8217;un concessionnaire Simca à Toulouse, Paul Blick est d&#8217;abord un enfant de la Ve République.L&#8217;histoire de sa vie se confond avec celle d&#8217;une France qui crut à de Gaulle après 58 et à Pompidou après 68, s&#8217;offrit à Giscard avant de porter Mitterrand au pouvoir, pour se jeter finalement dans les bras de Chirac. Et Paul, dans tout ça ? Après avoir découvert, comme il se doit, les joies de la différence dans le lit d&#8217;une petite Anglaise, il fait de vagues études, devient journaliste sportif et épouse Anna, la fille de son patron. Brillante chef d&#8217;entreprise, adepte d&#8217;Adam Smith et de la croissance à deux chiffres, celle-ci lui abandonne le terrain domestique. Devenu papa poule, Paul n&#8217;en mène pas moins une vie érotique aussi intense que secrète et se passionne pour les arbres, qu&#8217;il sait photographier comme personne. Une vraie série noire &#8211; krach boursier, faillite, accident mortel, folie &#8211; se chargera d&#8217;apporter à cette comédie française un dénouement digne d&#8217;une tragédie antique. Jardinier mélancolique, Paul Blick prend discrètement congé, entre son petit-fils bien-aimé et sa fille schizophrène. Si l&#8217;on retrouve ici la plupart des &nbsp;&raquo; fondamentaux &nbsp;&raquo; de Jean-Paul Dubois &#8211; dentistes sadiques, femmes dominatrices, mésalliances et trahisons conjugales, sans parler des indispensables tondeuses à gazon -, on y découvre une construction romanesque dont l&#8217;ampleur tranche avec le laconisme de ses autres livres. Cet admirateur de Philip Roth et de John Updike est de retour avec ce roman dont le souffle n&#8217;a rien à envier aux grandes sagas familiales, dans une traversée du siècle menée au pas de charge. </em></p>
<h6>« Une Vie française » de Jean-Claude Dubois – Ed. Points – 11 euros.<br />
Prochaine lecture : « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Céline.</h6>
<p>&nbsp;</p>
<p><em> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L&#8217;Elégance du hérisson&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jan 2012 09:44:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Un livre quasi philosophie, voilà comment j’ai appréhendé ce petit bouquin, dans lequel le message serait à peu près celui-là : « La vie n’est que paradoxe ! ». Le hérisson, c’est Madame Michel, concierge de son état. Elle a prénommé son chat Léon, hommage à Léon Tolstoï. Cette quinquagénaire mal léchée, rude et secrète, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2012/01/41tNo1cBMbL._SS500_.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4240" title="L'Elégance du hérisson" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2012/01/41tNo1cBMbL._SS500_-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Un livre quasi philosophie, voilà comment j’ai appréhendé ce petit bouquin, dans lequel le message serait à peu près celui-là : «<em> <strong>La vie n’est que paradoxe ! </strong></em>».</p>
<p>Le hérisson, c’est <span style="color: #800000;"><span style="color: #000000;">Madame</span> Michel</span>, concierge de son état. Elle a prénommé son chat <span style="color: #800000;">Léon</span>, hommage à <span style="color: #800000;">Léon Tolstoï</span>. Cette quinquagénaire mal léchée, rude et secrète, est passionnée de littérature <span style="color: #800000;">russe</span> et de cinéma <span style="color: #800000;">japonais</span>. Durant <span style="color: #800000;">27</span> ans, elle a dissimulé sa culture, pour avoir la paix, jusqu’au jour où le nouveau propriétaire &#8211; Monsieur <span style="color: #800000;">Ozu</span>, un richissime <span style="color: #800000;">japonais</span> &#8211; la démasque. Bousculant toutes les conventions, il l’invite à dîner.</p>
<p>Dans cet immeuble bourgeois de la rue de <span style="color: #800000;">Grenelle</span>, on y retrouve un autre personnage en marge : c’est <span style="color: #800000;">Paloma</span>, une petite fille de <span style="color: #800000;">12</span> ans, surdouée et malheureuse, qui voit l’absurdité de la vie, celle de ses proches : sa sœur normalienne, sa mère sous antidépresseurs, son père un peu lâche. C’est dans les mangas qu’elle trouve la vérité. Elle a décidé de se suicider à la fin de l’année scolaire, en prenant soin de récolter chaque jour une petite « <strong><em><span style="color: #000000;">pilule magique</span></em></strong> » dans la chambre de sa mère afin de mener à bien son projet macabre.</p>
<p>La rencontre entre les deux protagonistes féminines aura lieu, à l&#8217;occasion de l&#8217;arrivée du nouveau voisin.</p>
<p>A travers ces personnages, nous assistons à une satire sociale assez mordante (les vieilles rombières à caniches, les filles de riches qui parlent à la manière des loulous de banlieue, le néant de ces existences sous cellophane…). Par son écriture loin de toutes fioritures, <span style="color: #800000;">Muriel Barbery</span> parvient à déjouer les écueils, à donner de l’ampleur et une densité à son récit qui devient véritablement émouvant sur la fin. Les personnages les plus grotesques possèdent des failles et une certaine humanité et l’écrivain parvient à restituer un microcosme qu’on ne trouve plus du tout artificiel.</p>
<p><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/une-gourmandise">Autant je m’étais ennuyée avec «Une Gourmandise »</a> autant là, j’y suis tombée les deux pieds dedans!</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; Je m&#8217;appelle Renée, j&#8217;ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j&#8217;ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l&#8217;image que l&#8217;on se fait des concierges qu&#8217;il ne viendrait à l&#8217;idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants. Je m&#8217;appelle Paloma, j&#8217;ai douze ans, j&#8217;habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c&#8217;est le bocal à poissons, la vacuité et l&#8217;ineptie de l&#8217;existence adulte. Comment est-ce que je le sais ? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C&#8217;est pour ça que j&#8217;ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai. &laquo;&nbsp;</em></p>
<h6>« L’Elégance du hérisson » de Muriel Barbery – Ed. Folio – 7,80 euros.<br />
Prochaine lecture « Une vie française » de Jean-Paul Dubois.</h6>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Folio luxe : Noël 2011&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 09:32:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[Peut-être n&#8217;avez-vous pas encore terminé vos achats de Noël. Peut-être êtes-vous en panne de cadeaux. Tata Johanna est là pour vous aider! Maintes et maintes fois, je vous ai parlé des collections Folio luxe que je tente à chaque nouvelle sortie de collectionner. A l&#8217;approche des fêtes de fin d&#8217;année, Folio a sorti de nouveaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div style="visibility: visible; width: 460px; margin: auto;">
<p><object style="height: 350px; width: 460px;" width="460" height="350" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://flash.picturetrail.com/pflicks/3/spflick.swf" /><param name="quality" value="high" /><param name="flashvars" value="ql=2&amp;src1=http://pic60.picturetrail.com/VOL1739/8906701/flicks/1/8681155" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowscriptaccess" value="sameDomain" /><embed style="height: 350px; width: 460px;" width="460" height="350" type="application/x-shockwave-flash" src="http://flash.picturetrail.com/pflicks/3/spflick.swf" quality="high" flashvars="ql=2&amp;src1=http://pic60.picturetrail.com/VOL1739/8906701/flicks/1/8681155" wmode="transparent" allowscriptaccess="sameDomain" /></object></p>
</div>
<p>Peut-être n&#8217;avez-vous pas encore terminé vos achats de <span style="color: #ff6600;">Noël</span>. Peut-être êtes-vous en panne de cadeaux. <span style="color: #ff6600;">Tata <strong>Johanna</strong></span> est là pour vous aider!</p>
<p><a href=" http://www.lafilleauxchaussures.com/folio-etui-luxe-collection-automnehiver-2010">Maintes et maintes fois, je vous ai parlé des collections Folio luxe que je tente à chaque nouvelle sortie de collectionner</a>. A l&#8217;approche des fêtes de fin d&#8217;année, <strong><em><span style="color: #ff6600;">Folio</span></em></strong> a sorti de nouveaux titres :</p>
<p>- <span style="color: #ff6600;"><em>Belle du seigneur</em></span> d&#8217;<span style="color: #ff6600;">Albert Cohen</span> &#8211; <span style="color: #ff6600;">14</span>,<span style="color: #ff6600;">50</span> euros.</p>
<p>- <em><span style="color: #ff6600;">A la recherche du temps perdu</span></em> (tome<span style="color: #ff6600;"> 1</span>) de<span style="color: #ff6600;"> Marcel Proust</span> &#8211; <span style="color: #ff6600;">10</span>,<span style="color: #ff6600;">90</span> euros.</p>
<p>- <em><span style="color: #ff6600;">Des Souris et des hommes</span></em> de <span style="color: #ff6600;">John Steinbeck</span> &#8211; <span style="color: #ff6600;">9</span>,<span style="color: #ff6600;">10</span> euros.</p>
<p>- <span style="color: #ff6600;"><em>Les Mots</em></span> de <span style="color: #ff6600;">Jean-Paul Sartre</span> &#8211; <span style="color: #ff6600;">9</span>,<span style="color: #ff6600;">60</span> euros.</p>
<p>- <em><span style="color: #ff6600;">Voyage au bout de la nuit</span></em> de <span style="color: #ff6600;">Louis-Ferdinand Céline</span> &#8211; <span style="color: #ff6600;">12</span> euros.</p>
<p>- <em><span style="color: #ff6600;">La Condition humaine</span></em> d&#8217;<span style="color: #ff6600;">André Malraux</span> &#8211; <span style="color: #ff6600;">9</span>,<span style="color: #ff6600;">95</span> euros.</p>
<p>Comme à chaque fois, faites vite, les exemplaires étant limités&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Christian Dior et moi&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Nov 2011 09:25:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Christian Dior retraçait peu avant sa mort son parcours et son ascension dans une autobiographie baptisée &#171;&#160;Christian Dior &#38; Moi&#171;&#160;. Ce livre est donc un journal intime. Je donne cette petite précision car je n&#8217;ai pas forcément pris énormément de plaisir à lire ce joli livre car le créateur n&#8217;étant pas avare de détails, ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/11/41BwoqrYhXL.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4074 aligncenter" title="Christian Dior et moi" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/11/41BwoqrYhXL-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><span style="color: #888888;">Christian Dior</span> retraçait peu avant sa mort son parcours et son ascension dans une autobiographie baptisée &laquo;&nbsp;<strong><em><span style="color: #888888;">Christian Dior &amp; Moi</span></em></strong>&laquo;&nbsp;. Ce livre est donc un journal intime. Je donne cette petite précision car je n&#8217;ai pas forcément pris énormément de plaisir à lire ce joli livre car le créateur n&#8217;étant pas avare de détails, ce n&#8217;est pas toujours des plus passionnants pour les néophytes. Néanmoins, avec ces quelques lignes, <span style="color: #888888;">Christian Dior</span> se révèle aussi fin et éclairé comme écrivain que comme couturier. Dans un style élégant et sensible, il y dévoile, en même temps que ses doutes, ses audaces (le fameux &laquo;&nbsp;<em><span style="color: #888888;">New Look</span></em>&laquo;&nbsp;) et ses rencontres. J&#8217;ai particulièrement apprécié les moments pendant lesquels il parle de ses mannequins : on se rend compte que l&#8217;on est encore loin du <em>star system</em> ; la mode a encore un côté familial et bon enfant qui est malheureusement obsolète à présent&#8230;</p>
<p>Ce livre s&#8217;avère être un livre sensible où l&#8217;auteur revient sur son enfance et sa première vie avant celle de couturier modèle et adulé. On y découvre ainsi que c&#8217;est sur le tard et pressé par la nécessité, qu&#8217;il s&#8217;initie à la gravure de mode, travaille avec les grands couturiers  et fonde en <span style="color: #888888;">1946</span> à l&#8217;âge de <span style="color: #888888;">41</span> ans la maison <span style="color: #888888;"><span style="color: #888888;"><strong><em>Christian Dior</em></strong></span></span>. Ensuite, tout s&#8217;enchaîne très vite. J&#8217;ai d&#8217;ailleurs été surprise de voir à quelle vitesse tout s&#8217;est enchaîné, cela m&#8217;a semblé quasi surnaturel.</p>
<p>Ce ne fut donc pas &laquo;&nbsp;<strong><em>la lecture du siècle</em></strong>&nbsp;&raquo; malgré tout, la lecture fut tout de même agréable. De plus, ce livre est aussi un joli objet puisqu&#8217;autour du texte, on retrouve des dizaines d&#8217;images d&#8217;archives et de photos personnelles que le couturier avait sélectionné.</p>
<p><em>Peu avant sa mort soudaine en 1957, Christian Dior, alors au faîte de sa gloire, entreprit de publier ses Mémoires. Ceux-ci retracent, avec humour et style, le destin exceptionnel d&#8217;un homme qui, inconnu un jour, célèbre dans le monde entier le lendemain, révolutionna la mode.</em></p>
<p><em>Pourtant, rien ne semblait l&#8217;y prédestiner. C&#8217;est sur le tard que, pressé par la nécessité, il s&#8217;initie à la gravure de mode, puis travaille avec les plus grands. En 1946 (il a alors 41 ans), naît la maison Christian Dior. Le 12 février 1947, sa première collection rencontre un succès immédiat et éclatant. Son existence en sera irrémédiablement bouleversée.</em></p>
<p><em>C&#8217;est ce parcours hors du commun que, dans un style surprenant d&#8217;élégance, Christian Dior nous fait découvrir. Il nous invite à passer les portes du 30, avenue Montaigne, pour assister à la naissance d&#8217;une collection ou pénétrer dans les coulisses d&#8217;un défilé. Et, surtout, il raconte ses intuitions géniales, ses doutes, ses audaces, son éternel souci du détail et du travail soigné, les rencontres providentielles, aussi, qui en ont fait l&#8217;un des plus grands noms de la haute couture.</em></p>
<p><em>Édition limitée, reliée et agrémentée de deux hors-textes de photographies d&#8217;archive.</em></p>
<p>&laquo;&nbsp;Christian Dior et moi&nbsp;&raquo; de Christian Dior &#8211; Ed. Vuibert &#8211; 22 euros.</p>
<p>Prochaine lecture : &nbsp;&raquo; L&#8217;Elégance du hérisson&nbsp;&raquo; de Muriel Barbery.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Chanel : Figures de style&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Oct 2011 09:57:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Les passionnés de Chanel comme ceux qui veulent comprendre le mythe pourront se retrouver au fil des pages du nouveau livre dédié à la fameuse maison. A travers Chanel, Figures du style, le journaliste Jérôme Gautier fait le lien entre l&#8217;illustre fondatrice, Coco Chanel, et le directeur artistique de la maison depuis 1983, Karl Lagerfeld. Loin d&#8217;être une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/10/41ncBcMZ8RL.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-4006 aligncenter" title="Chanel" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/10/41ncBcMZ8RL-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les passionnés de <span style="color: #ff0000;"><strong><span style="color: #ff0000;">Chanel</span> </strong></span>comme ceux qui veulent comprendre le mythe pourront se retrouver au fil des pages du nouveau livre dédié à la fameuse maison. A travers <span style="color: #ff0000;"><strong><em><span style="color: #ff0000;">Chanel</span>, Figures du style</em></strong></span>, le journaliste<span style="color: #ff0000;"> Jérôme Gautier</span> fait le lien entre l&#8217;illustre fondatrice, <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Coco Chanel</span></span>, et le directeur artistique de la maison depuis <span style="color: #ff0000;">1983</span>, <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Karl Lagerfeld</span></span>.</p>
<p>Loin d&#8217;être une rétrospective, ce livre se veut davantage une discussion entre ces deux figures qui ont modelé la maison. Les <span style="color: #ff0000;">300</span> photographies signées des plus grands - <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Richard Avedon</span></span>, <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Patrick Demarchelier</span></span>, <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Ellen von Unwerth</span></span>, entre autres, et bien sûr <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Karl Lagerfeld</span></span> - font se répondre les codes intemporels de la maison.</p>
<p>Paru depuis hier aux éditions <span style="color: #ff0000;">La Martinière</span>, l&#8217;ouvrage est la confirmation qu&#8217;entre attitude et petits détails, ce qui fait l&#8217;allure <span style="color: #ff0000;"><strong><span style="color: #ff0000;">Chanel</span></strong></span> n&#8217;a jamais cessé d&#8217;être réinvesti depuis les années <span style="color: #ff0000;">1920</span>.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Chanel, Figures du Style&nbsp;&raquo; de Jérôme Gautier - Ed. La Martinière - 70 euros.</p>
<p></em></p>
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		<title>Le Livre sans nom&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 09:39:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; C&#8217;est toujours délicat de faire une mauvaise critique d&#8217;un livre lorsque celui-ci vous a été offert et que la personne qui a eu ce joli geste a, elle, adoré le bouquin&#8230; Alors, bon, je vais tenter de ne froisser personne&#8230; &#171;&#160;Le Livre sans nom&#160;&#187; est présenté par l&#8217;éditeur comme une sorte de Tarantino [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/10/41epKEG3oKL.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3986 aligncenter" title="Le Livre sans nom" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/10/41epKEG3oKL-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&#8217;est toujours délicat de faire une mauvaise critique d&#8217;un livre lorsque celui-ci vous a été offert et que la personne qui a eu ce joli geste a, elle, adoré le bouquin&#8230; Alors, bon, je vais tenter de ne froisser personne&#8230;</p>
<p>&laquo;&nbsp;<strong><em><span style="color: #000000;">Le Livre sans nom</span></em></strong>&nbsp;&raquo; est présenté par l&#8217;éditeur comme une sorte de <span style="color: #000000;">Tarantino</span> sur papier. Jusque là, cela m&#8217;ouvre plutôt l&#8217;appétit. Alors, oui, c&#8217;est vrai, on retrouve la même violence exacerbée que dans les films de <span style="color: #000000;">Quentin</span> mais eux ne durent que deux heures&#8230; Cervelles éclatées, pieux plantés dans tous les orifices à chaque page, je n&#8217;en pouvais plus. Ca me mettait même dans de grands états d&#8217;angoisse à chaque fois que j&#8217;ouvrais le livre.</p>
<p>Je ne cache pas qu&#8217;à certains moments, je me suis quand même laissée entraîner par l&#8217;histoire mais le scenario péchant un peu, au fil des pages, on apprend vite à devancer l&#8217;auteur.</p>
<p>A vite oublier pour a part&#8230; malheureusement.</p>
<p><em>Santa Mondega, une ville d&#8217;Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.</em></p>
<p><em>Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d&#8217;arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d&#8217;oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock&#8217;n'roll et le plus jubilatoire de l&#8217;année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.</em></p>
<p><em>II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant. </em></p>
<h6><em>Le livre sans nom &#8211; Ed. Le Livre de poche &#8211; 7,50 euros.</em></h6>
<h6>Prochain livre : &laquo;&nbsp;La Jeune fille à la perle&nbsp;&raquo; de Tracy Chevalier.</h6>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Christian Louboutin&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 09:23:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; La semelle rouge n’a pas perdu de son éclat et pourtant la maison Louboutin prend de l’âge. A l’occasion de son 20e anniversaire, elle publie un livre collector retraçant l’ascension de ses souliers marqués au vernis rouge vif. Photographies, interviews et anecdotes composent ce recueil de 352 pages introduit par un avant-propos de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/09/413JWI2iDHL.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3925 aligncenter" title="Christian Louboutin" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/09/413JWI2iDHL-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La semelle rouge n’a pas perdu de son éclat et pourtant la maison <strong><span style="color: #ff0000;">Louboutin</span></strong> prend de l’âge. A l’occasion de son <span style="color: #ff0000;">20</span>e anniversaire, elle publie un livre <em>collector</em> retraçant l’ascension de ses souliers marqués au vernis rouge vif.</p>
<p>Photographies, interviews et anecdotes composent ce recueil de <span style="color: #ff0000;">352</span> pages introduit par un avant-propos de l’acteur <span style="color: #ff0000;">américain</span>, <span style="color: #ff0000;">John Malkovich</span>.</p>
<p>Avec l’aide des plus grosses pointures du monde artistique, l’ouvrage livre <span style="color: #ff0000;">20</span> ans de création et de passion en texte et en images. L’écrivain <span style="color: #ff0000;">français Eric Reinhardt</span> fait le récit de ses entretiens avec <strong><span style="color: #ff0000;">Christian Louboutin</span></strong> alors que le réalisateur <span style="color: #ff0000;">américain</span>, <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">David Lynch</span></span> et le photographe <span style="color: #ff0000;">français</span>, <span style="color: #ff0000;">Philippe Garcia</span>, immortalisent les escarpins, les bottines ou encore le bottes devenus sous leur objectif  de vrais objets d’art.<br />
De ses premiers pas de chausseur des danseuses de cabaret au fournisseur officiel des stars <span style="color: #ff0000;">hollywoodiennes</span>, <strong><span style="color: #ff0000;">Christian Louboutin</span></strong> a troqué ses cahiers d’écoliers noircis de multiples dessins de souliers contre des boutiques à son nom implantées dans le monde entier. Une vraie réussite soulignée par ce très bel ouvrage à découvrir à partir du <span style="color: #ff0000;">5 octobre</span>.</p>
<h6>Christian Louboutin, éd. Rizzoli, 100 €.</h6>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Alice au pays des merveilles&#8230;</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 09:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; &#160; Est-ce que j&#8217;avais encore trop en tête le dessin animé de Walt Disney? Toujours est-il que je n&#8217;ai jamais pu entrer dans l&#8217;histoire d&#8217;Alice alors qu&#8217;en général, je suis assez sensible au monde de l&#8217;enfance et à son imaginaire. Nous connaissons pratiquement tous parfaitement les aventures de cette petite fille et pourtant, sans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/08/9782253089070.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3816 aligncenter" title="Alice au pays des merveilles" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/08/9782253089070-179x300.jpg" alt="" width="179" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Est-ce que j&#8217;avais encore trop en tête le dessin animé de<span style="color: #00ccff;"> Walt Disney</span>? Toujours est-il que je n&#8217;ai jamais pu entrer dans l&#8217;histoire d&#8217;<span style="color: #00ccff;">Alice</span> alors qu&#8217;en général, je suis assez sensible au monde de l&#8217;enfance et à son imaginaire.</p>
<p>Nous connaissons pratiquement tous parfaitement les aventures de cette petite fille et pourtant, sans trop savoir expliquer pourquoi, je me suis vite sentie mal à l&#8217;aise au fil des lignes. Mon ami <span style="color: #00ccff;">Jean-Marc</span> qui savait que je m&#8217;étais plongée dans &laquo;&nbsp;<strong><em><span style="color: #00ccff;">Alice au pays des merveilles</span></em></strong>&laquo;&nbsp;, m&#8217;a envoyé une série de photographies prises par l&#8217;auteur, <span style="color: #00ccff;">Lewis Carroll</span>. J&#8217;ai découvert que celui-ci aimait beaucoup prendre en photo les enfants, nus ou alors, prenant des poses lascives auprès d&#8217;adultes. Tout d&#8217;un coup, ce sentiment dérangeant que je n&#8217;arrivais pas à expliquer et qui m&#8217;avait étreint lors de la lecture, prenait tout son sens. Je vous laisse juge. Je suis pratiquement certaine qu&#8217;<a href="http://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Photographs_of_children_by_Lewis_Carroll">après les avoir vues</a>, vous ne relirez plus ce célèbre classique de la même façon&#8230;</p>
<p><em>À la fois roman d&#8217;introspection et conte merveilleux, Alice au pays des merveilles est le récit, mené de bout en bout sur un rythme époustouflant, de l&#8217;intemporelle question de l&#8217;identité.</em></p>
<p><em>Enfant déroutante, naïve et réceptive jusqu&#8217;à l&#8217;extrême, Alice fait la rencontre d&#8217;une multitude de personnages improbables qui seront autant d&#8217;ouvertures sur un monde où le cadre spatio-temporel est bouleversé, où les repères linguistiques ne sont plus fiables, où la peur voisine avec le jeu.</em></p>
<p><em>Or, si Alice est aussi sensible à toutes les bizarreries qui l&#8217;entourent, c&#8217;est sans doute qu&#8217;elle a une prédisposition. Elle a beau tenter de se raccrocher à la norme, elle a la particularité d&#8217;incarner deux personnalités à la fois afin de se créer une partenaire de jeu. L&#8217;auteur fait également part de ses monologues argumentateurs douteux, où l&#8217;amour du raisonnement s&#8217;exprime par un illogisme flagrant. Alice au pays des merveilles est un détour par la folie enfantine pour désigner, sur le mode ludique, la part de folie qui se camoufle chez l&#8217;adulte.</em></p>
<h6>&laquo;&nbsp;Alice au pays des merveilles&nbsp;&raquo; &#8211; Ed. Le livre de poche &#8211; 6,95 euros.</h6>
<h6>Prochaine lecture : &laquo;&nbsp;Le Livre sans nom&nbsp;&raquo;.</h6>
<h6></h6>
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		<title>New Anna W.?&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Aug 2011 09:36:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[A tout juste 15 ans, Tavi Genvinson est à mille lieues des préoccupations d’adolescentes. Cette fashion teen-blogueurs s’apprête en effet à publier son premier livre. Après une soirée pyjama arrosée de pizzas chez un ami, Tavi a rencontré Marisa Meltzer, auteure de Girl Power et de How Sassy Changed My Life. Le résultat? Une idée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 13.0px Arial} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 13.0px Arial; min-height: 15.0px} --></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2010/11/Les-mini-fashionistas-font-le-show -13-tavi-gevinson.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-2838" title="Tavi" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2010/11/Les-mini-fashionistas-font-le-show -13-tavi-gevinson-233x300.jpg" alt="" width="233" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p>A tout juste 15 ans, <a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/tavi">Tavi Genvinson est à mille lieues des préoccupations d’adolescentes. Cette fashion teen-blogueurs s’apprête en effet à publier son premier livre</a>.</p>
<p>Après une soirée pyjama arrosée de pizzas chez un ami, <span style="color: #ff99cc;"><strong>Tavi</strong></span> a rencontré <span style="color: #ff99cc;">Marisa Meltzer</span>, auteure de <span style="color: #ff99cc;"><em>Girl Power </em></span>et de <span style="color: #ff99cc;"><em>How Sassy Changed My Life</em></span>. Le résultat? Une idée de bouquin baptisé «<span style="color: #ff99cc;"><em><strong>Diary</strong></em></span>». A mi-chemin entre le journal intime, le cahier de collage et le pamphlet féministe, il reposera sur les lubies de l’adolescence. Au sommaire : le mode d’emploi pour confectionner un bracelet de l’amitié, des pages dédiées pour imaginer son sac fourre-tout ou sa pizza de rêve et des illustrations offertes par les sœurs <span style="color: #ff99cc;">Rodarte</span> créées à l’âge de <span style="color: #ff99cc;"><strong>Tavi</strong></span>.</p>
<p>Au premier rang des défilés aux côtés d’<span style="color: #ff99cc;">Anna Wintour</span>, bras dessus bras dessous avec <span style="color: #ff99cc;">Karl Lagerfeld</span>, <span style="color: #ff99cc;"><strong>Tavi Gevinson</strong></span> défraye la chronique depuis le lancement de <a href="http://www.thestylerookie.com/">son blog</a>, <a href="http://www.thestylerookie.com/">Style Rookie</a>, en <span style="color: #ff99cc;">2008</span>. En effet avec son élégance excentrique et ses goûts atypiques affirmés et assumés, le nouveau petit prodige de la mode a la trempe d’une étoile montante. Et puisqu’un seul livre ne suffit pas à cette ado <em>workaholic</em>, elle travaille sur le deuxième inspiré de <a href="http://www.thestylerookie.com/">son blog</a> et collabore avec <span style="color: #ff99cc;">Jane Pratt </span>sur l’élaboration d’un nouveau magazine.</p>
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		<title>Le Premier homme&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 02 Aug 2011 09:21:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Johanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mes petites lectures]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l&#8217;histoire, la faute aux nombreuses notes, remarques ou interrogations de l&#8217;auteur en bas de page. Il faut dire que le manuscrit du livre fut retrouvé dans la carcasse de la voiture dans laquelle Albert Camus et son éditeur, Michel Gallimard, trouvèrent la mort en 1960. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 16.0px Georgia} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 16.0px Georgia; min-height: 19.0px} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 13.0px Helvetica} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 13.0px Arial; min-height: 15.0px} p.p5 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 16.0px Georgia; min-height: 19.0px} p.p6 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Arial; min-height: 15.0px} p.p7 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 10.0px Verdana} p.p8 {margin: 0.0px 0.0px 10.0px 0.0px; font: 10.0px Verdana} p.p9 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial; min-height: 14.0px} p.p10 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 12.0px Arial} span.s1 {font: 13.0px Arial} span.s2 {font: 16.0px Georgia} span.s3 {font: 10.0px Helvetica; color: #0745ad} --></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/07/51od4v4MvIL._SS500_.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-3738" title="Le Premier homme" src="http://www.lafilleauxchaussures.com/wp-content/uploads/2011/07/51od4v4MvIL._SS500_-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p>J&#8217;avoue avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l&#8217;histoire, la faute aux nombreuses notes, remarques ou interrogations de l&#8217;auteur en bas de page. Il faut dire que le manuscrit du livre fut retrouvé dans la carcasse de la voiture dans laquelle <span style="color: #ff9900;">Albert Camus </span>et son éditeur, <span style="color: #ff9900;">Michel Gallimard</span>, trouvèrent la mort en <span style="color: #ff9900;">1960</span>. Il fallut attendre l’accord de sa fille, <span style="color: #ff9900;">Catherine Camus</span>, en <span style="color: #ff9900;">1996</span> pour que le manuscrit paraisse enfin. Il s&#8217;agit donc d&#8217;une version non corrigée.</p>
<p>Même si le personnage se prénomme <span style="color: #ff9900;">Jacques</span>, on ne peut faire que des liens avec la propre histoire de l&#8217;auteur : enfance à <span style="color: #ff9900;">Alger</span>, famille pauvre, ascension sociale fulgurante grâce aux études…</p>
<p>Nous sommes dans l&#8217;<span style="color: #ff9900;">Algérie </span>des années <span style="color: #ff9900;">20</span>. <span style="color: #ff9900;">Algériens</span> et <span style="color: #ff9900;">Français</span>, bien qu&#8217;appartenant alors au même pays, ne font que se côtoyer tant et si bien que cette ghettoïsation met très vite mal à l&#8217;aise. Les conditions de vie sont extrêmes pour les plus miséreux, les privilégiés vivant eux, loin des taudis de périphérie. Chacun essaie de s&#8217;en sortir le mieux possible. La médiocrité se retrouve à tous les niveaux. L&#8217;inculture et la pauvreté intellectuelle sont légions. Du fait de ce contexte, les rapports entre les personnes sont extrêmement violents, même entre membre de la même famille.</p>
<p>C&#8217;est dans cet environnement que née le petit <span style="color: #ff9900;">Jacques</span>. Son père est mort depuis quelques mois. Il vivra toute sa vie avec son absence. Le moment crucial du roman se situe lorsque <span style="color: #ff9900;">Jacques</span>, devenu un adulte de quarante ans, se rend sur l’insistance de sa mère, à moitié sourde et illettrée, sur la tombe de ce père qu’il ne connut jamais. Il réalise alors avec toute la brutalité possible l’ironie injuste qui fait de lui un adulte plus âgé que son père, fauché à <span style="color: #ff9900;">29</span> ans. Sa mère est sous l&#8217;emprise de la grand-mère, une vraie marâtre, manifestant aucun amour pour les siens, sa principale inquiétude restant de pouvoir avoir chaque jour assez de nourriture à mettre sur la table.</p>
<p>À l&#8217;école communale, il est remarqué par son instituteur, un homme aimant et passionné, qui lui donne des leçons gratuites et l&#8217;inscrit sur la liste des candidats aux bourses, malgré la défiance de sa grand-mère qui souhaitait qu&#8217;il gagnât sa vie au plus tôt (<span style="color: #ff9900;">Camus</span> gardera une grande reconnaissance à <span style="color: #ff9900;">Louis Germain </span>son ancien instituteur et lui dédiera son discours de prix <span style="color: #ff9900;">Nobel</span>). Il décroche même les concours d&#8217;entrée au lycée. <span style="color: #ff9900;">Jacques</span> s&#8217;améliore. A partir de ce jour, il ne vivra qu&#8217;accompagner de livres. Il monte alors les échelons sociaux jusqu&#8217;à décrocher un poste à <span style="color: #ff9900;">Paris</span>.</p>
<p>Après quelques années de l&#8217;autre côté de la <span style="color: #ff9900;">Méditerranée</span>, alors qu&#8217;il est devenu un homme brillant et respecté, il décide de revenir dans son pays natal. Ce qui est cruel, c&#8217;est que l&#8217;écart est désormais devenu trop grand entre les deux mondes. Une séparation s&#8217;est faite et jamais elle ne pourra être réparée…</p>
<p><em>Alger. Une charrette cahotée dans la nuit transporte une femme sur le point d&#8217;accoucher. Plus tard, naît le petit Jacques, celui-là même que l&#8217;on retrouve dès le second chapitre, à 40 ans. Devant la tombe de son père, visitée pour la première fois, il prend soudain conscience de l&#8217;existence de cet inconnu. Dans le bateau qui l&#8217;emporte vers sa mère à Alger, commence la brutale remontée dans cette enfance dont il n&#8217;a jamais guéri. Les souvenirs de l&#8217;école, de la rue et de la famille jaillissent, faits de soleil et d&#8217;ombre. Mais à l&#8217;ombre et à la misère, il découvre qu&#8217;il a répondu, toujours, par une &laquo;&nbsp;ardeur affamée&nbsp;&raquo;, une &laquo;&nbsp;folie de vivre&nbsp;&raquo; indéfectibles malgré ce père qui lui a manqué.<br />
Le Premier homme est le roman auquel travaillait Camus au moment de mourir. Les nombreuses notes en bas de page, hésitations ou rajouts de l&#8217;écrivain retrouvés dans son manuscrit sont un émouvant témoignage de l&#8217;oeuvre en cours. Une oeuvre ambitieuse, aux accents autobiographiques évidents, dans laquelle Camus a cherché à dire ses &laquo;&nbsp;raisons de vivre, de vieillir et de mourir sans révolte.<br />
&nbsp;&raquo; En somme, je vais parler de ceux que j&#8217;aimais &laquo;&nbsp;, écrit Albert Camus dans une note pour Le premier homme. Le projet de ce roman auquel il travaillait au moment de sa mort était ambitieux. II avait dit un jour que les écrivains &nbsp;&raquo; gardent l&#8217;espoir de retrouver les secrets d&#8217;un art universel qui, à force d&#8217;humilité et de maîtrise, ressusciterait enfin les personnages dans leur chair et dans leur durée &laquo;&nbsp;. Il avait jeté les bases de ce qui serait le récit de l&#8217;enfance de son premier homme &laquo;&nbsp;. Cette rédaction initiale a un caractère autobiographique qui aurait sûrement disparu dans la version définitive du roman. Mais c&#8217;est justement ce côté autobiographique qui est précieux aujourd&#8217;hui. Après avoir lu ces pages, on voit apparaître les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement. Pourquoi, toute sa vie, il aura voulu parler au nom de ceux à qui la parole est refusée.<br />
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<h6><em>&laquo;&nbsp;</em>Le Premier homme&nbsp;&raquo; d&#8217;Albert Camus &#8211; Ed. Folio &#8211; 9,90 euros</h6>
<h6>Prochaine lecture : &laquo;&nbsp;Alice aux pays des merveilles&nbsp;&raquo; de Lewis Carroll</h6>
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